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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Un homme portant un uniforme de l'armée afghane a tué un soldat de l'Otan dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé mardi l'Isaf, la force internationale de l'Otan, deux semaines après la mort de quatre militaires français dans des conditions similaires. Les troupes étrangères stationnées dans le sud de l'Afghanistan, bastion des talibans, sont notamment américaines, britanniques ou encore danoises. (Afp).

 

Le communiqué n’a pas mentionné la nationalité du soldat défunt.

 

Les troupes de l’Otan baptisées « Force internationale » sont empêtrée en Afghanistan. Elles savent que les Afghans ordinaires ne tolèrent plus leur présence sur leur territoire. Après avoir annoncé à chaud, le 20 janvier dernier, le départ du contingent français, Nicolas Sarkozy est revenu en arrière. Les pauvres soldats français, indésirables, en constant danger de mort, resteront donc encore une année dans le pays. A vos ordres mon général : il faut « assurer la relève », en formant une armée afghanne « officielle », dont les Américains « espèrent » qu’elle assurera la pérennité de leurs intérêts stratégiques dans la région.

 

L’invincible armée américaine a donc évacué l’Irak, la queue basse, sans même la garantie d’un pouvoir local sûr. Une semaine après cette évacuation, on assiste depuis le début de l’année à l’intensification des opérations spéciales dirigées contre les populations chiites. Les Occupants ont directement géré, pendant près de dix ans, l’utilisation des pétrodollars. Ils ont naturellement laissé en Irak d’importants points d’appui dans l’Etat et l’économie et sans doute des réseaux dont ils espèrent qu’ils empêcheront -à travers l’entretien d’une guerre civile larvée -, la renaissance nationale de l’état dans ce pays incontrôlable situé aux confluents de la géopolitique moyen-orientale.

 

L’aggravation recherchée de clivages confessionnels, visent aussi à contrecarrer la tendance, en cours d’affirmation, en Irak comme en Iran, pour la recherche des moyens de conjuguer les intérêts nationaux de ces deux pays.

 

Les Occidentaux, ici aussi, sont sur la défensive. L’énorme potentiel médiatique dont disposent les stratèges de l’Otan est bien sûr très sollicité pour brouiller la tendance profonde de l’évolution : Sarkozy et Obama ne sont donc pas les chefs dirigeant la retraite mais des stratèges avisés toujours à l’offensive. N’ont-ils pas été capables, en six mois, de créer, de manière délibérée, le chaos stratégique en Libye, le maillon le plus faible du Maghreb, empêchant pour des années l’affirmation de toute volonté nationale. Et bientôt en Syrie espèrent-ils, mais c’est une autre affaire.

 

 

Saoudi Abdelaziz, 1er février 2012

 

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