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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Par saoudi Abdelaziz

   

 

 

 

Selon une « instruction » de Abdelmalek Sellal dont le texte intégral est publié par l’APS, “Le recours au recrutement d'une main-d'œuvre hors wilaya n'est autorisé que dans la proportion des postes à pourvoir n'ayant pas de profil correspondant localement”.

 

   

Plusieurs autres décisions en faveur de l’emploi local sont préconisées dans cette instruction. Elles sont reprises des cahiers de doléances établis par les associations du Sud qui mènent depuis plusieurs années un combat constamment reprimé.

 

   

L’application de cette instruction dans le sens des intérêts des jeunes du Sud n’est pourtant pas garantie. C’est une des règles du système en vigueur que des mesures en apparence profitables à tous soient transformées en primes offertes aux circuits clientélistes des « notables » et des clans du Nord auxquels ces notables locaux font allégeance. L’objectif politique commun des clans est constant : il faut couper l’herbe sous les pieds aux  « nouvelles élites » qui émergent dans les luttes de masse.

 

Jusqu’ici, les pouvois publics ont préféré la « concertation » avec les notables-locaux-clients, qui ne représentent que leurs petites côteries. Le gouvernement franchira-t-il le rubicon en rompant avec la politique qui consistait à accepter les revendications, tout en combattant les forces politiques et sociales qui les portent.

 

 

Ce machiavélisme de courte vue ne fera que creuser encore plus le désert autour des institutions publiques. Il condamne à l’isolement les patriotes sincères, qui souhaitent mettre ces institutions au service du développement, les rendant incapables de faire jonction avec les forces vives du pays. Le pouvoir ne pourra plus, trop longtemp encore, continuer à se mordre la queue.

 

 

Ce matin, M. Saadoune, conclut ainsi son édito du Quotidien d’Oran, au titre suggestif « Le Sud ne nous tombe pas sur la tête » : « On peut parier qu'il existe des rapports de toutes sortes y compris de sécuritaire pour souligner l'importance de s'occuper sérieusement de ces demandes. Pourquoi les bonnes résolutions ne se traduisent pas par des bonnes actions, c'est bien une question de gouvernance ? On aime faire des annonces mais on n'assure pas le suivi. On aime choisir les représentants de la population a la place de la population et bien entendu, ces «représentants» choisis sont la pour dire que les choses vont bien et n'assurent même pas un retour correct de l'information. Par quel bout on le prend, les questions posées par les gens du sud sont des questions de démocratie, de juste représentation et de vraie représentativité. Elles sont posées aussi par le reste du pays ».

 

 

Saoudi Abdelaziz, 12 mars 2013

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