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Publié par Saoudi Abdelaziz

La grève des enseignants a été massivement observée dans toutes les régions du pays, en réponse à l’appel de cinq syndicats. Avec une participation particulièrement forte dans les lycées et collèges.

Les préavis de grève étaient déposés depuis plusieurs semaines, mais l’Administration a attendu la veille de la grève pour annoncer l’attribution de certaines primes, alignant les enseignants sur les autres fonctionnaires et affirme : «rien ne justifie leur maintien de l'appel à la grève».

Comme en écho, le même jour le quotidien Liberté fait donner son éditorialiste en chef. Outoudert Abrous dénonce « une autre grève qui relève plus de la surenchère ». Prenant la posture de parent d’élèves, il écrit « Cette énième menace de prise d’otage des élèves a des limites que le bon sens doit cerner avec l’intérêt des écoliers et lycéens, en premier plan. Maintenant que la réponse du gouvernement est connue… »

L’annonce du ministère met pourtant sous le boisseau les principales demandes des enseignants qui concernent fondamentalement la revalorisation de leur fonction. L’administration fait comme si les domaines sur lesquels portent les revendications n’étaient pas clairement identifiés: point indiciaire, révision du statut particulier de l'Education nationale, retraite, gestion des œuvres sociales.

Concernant plus particulièrement le pouvoir d’achat, les mesures annoncées, sont «positives » mais « incomplètes », déclare Idir Achour, porte-parole du Conseil des lycées d'Algérie (CLA) qui précise que la revendication du CLA est de « revaloriser le point indiciaire à 200 dinars contre 45 actuellement » (Le Quotidien d’Oran, 11 octobre).

Le gouvernement devrait comprendre que le mouvement unanime de dizaines de milliers d’enseignants ne peut être manœuvré par le recours à quelques morceaux de sucre.

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