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Publié par Saoudi Abdelaziz

 
Subventions sociales: Réda Hamiani recule (pour mieux sauter?)
Réda Hamiani, le président du Forum des chefs d’entreprise, cité hier par Liberté précise la nouvelle position de son organisation sur les subventions publique pour rendre accessible le pain et le lait. Il déclare: “Il ne s’agit en aucune façon de remettre en cause la politique sociale actuelle de l’État, mais seulement de commencer à réfléchir collectivement aux voies et moyens de la rendre plus rationnelle et plus efficace pour qu’à terme elle ne soit pas un fardeau que nul ne pourra assumer. Disons-le sans ambages : il ne s’agit nullement pour le FCE de revendiquer ici et maintenant la suppression des subventions ou de transférer les soutiens de l’État des consommateurs vers les producteurs”.  
"Sans ambages?" le 16 avril dernier, on pouvait lire dans Le Quotidien d’Oran: "Les organisations patronales sont montées au créneau. Le FCE d’abord. Son président Réda Hamiani, reproche au gouvernement de maintenir les subventions pour préserver la paix sociale, mais jusqu'à quand ? Il prône de remplacer la subvention par une aide ciblée, destinée aux plus démunis, et un encouragement des producteurs ».
 
"Les libertés, les droits de l’Homme et l’Etat de droit restent toujours à conquérir en Algérie"
C'est ce qu'écrit Nassera Dutour porte-parole du Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie (CFDA), dans un communiqué qui présente le rapport 2011-2013 de cette association. Dans ce communiqué intitulé "Le régime algérien à l’épreuve des droits de l’homme. L’illusion du changement", Nassera Dutour conclut : "Depuis janvier 2013, les revendications sociales sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses, et d’importantes manifestations pour réclamer l’amélioration du niveau de vie, l’accession à un emploi ou à un logement décent, ont été réprimées par les forces de l’ordre".
Elle résume ainsi les proposition du collectif : "Aujourd’hui à la lumière de ce bilan dramatique, le CFDA demande au régime algérien : d’engager une véritable ouverture démocratique et d’instaurer un Etat de droit respectueux des droits et libertés des algériennes et algériens; de cesser toute violation des libertés individuelles et collectives, et notamment de mettre fin au harcèlement des défenseurs des droits; de mettre sa législation en conformité avec les engagements pris au niveau international, en abrogeant les textes qui violent les conventions relatives aux droits de l’Homme tels que les lois régressives de janvier 2012, et la Charte pour la Paix et la réconciliation nationale de 2005 et ses textes d’application." Le rapport 2011-2013 du CFDA sera disponible sur le site internet du Collectif à partir de lundi : http://www.algerie-disparus.org.
 
 
 
 
La logique judiciaire est impénétrable.
 
Le 26 juin au soir, une dépêche de l'Aps : " La grève observée depuis le 22 avril dernier par les travailleurs de l’entreprise Africaver de Taher (Jijel) a été déclarée illégale par le tribunal de cette ville". Les juges ont ainsi donné  suite à la plainte déposée par la direction de l’entreprise. Ce jugement intervenu après deux mois de grève, a été prononcé au lendemain d'un sit-in des ouvriers de l'usine Africaver à Taher, mardi dernier devant la Wilaya. Les salariés voulaient sans doute faire sortir le conflit social du huis-clos de l'usine.  "L’ensemble du personnel gréviste, qui fait montre d’une solidarité sans faille depuis le déclenchement de cette action, s’est mobilisé pour un déplacement massif pour ce rassemblement" rapporte, , A. Zouikri, le correspondant local d'El Watan. Rapportant cette action dans une dépêche datée du 25 juin, l'Aps expliquait les raisons de ce conflit, qui pourrit depuis deux mois : "Les travailleurs grévistes entendaient par cette action exiger l’application d’un jugement rendu par le tribunal de Taher, le 30 octobre dernier, confirmé par un arrêt de la Cour de Jijel, en janvier 2013, relatif au paiement des arriérés de salaires aux 250 travailleurs de l’entreprise depuis l’année 2002 à ce jour".
 
Ainsi donc, pour d'obscurs motifs de "procédure", le tribunal de Taher déclare illégale une grève menée par le syndicat, dans le seul but de faire appliquer un jugement rendu par ce même tribunal de Taher!
 
 
 
Bonne accroche : "Saïd Bouteflika fait peur au DRS "
 
C'est le titre d'un article d'El Watan, reprenant une formule choc de Hicham Aboud. «Ce pays est gouverné par Saïd Bouteflika, qui fait peur au DRS. Gaa ikhafou mennou (ils ont tous peur de lui)»  a-t-il expliqué à son confrère Mustapha Benfodil, qui note : "A se fier à son analyse, la maladie du Président a renforcé les pouvoirs de son frère et affaibli les autres institutions, y compris l’autorité du général Toufik"
 
Se fier ou ne pas se fier, telle est en effet la question. En attendant de recouper, cela fera un bon titre accrocheurpour les habilleurs de la rédaction. Bien dans le style agit prop adopté par "le quotidien de référence".
 
 

 

Truands?

 Sous le titre "Responsabilité précise ou irresponsabilité générale", Arezki Derguini livre dans le Quotidien d'Oran, les impressions suscitées par la lecture d'un article de John Le Carré paru le 14 juin dans Le Guardian britannique ("The influence of spies has become too much. It's time politicians said no", qu'on pourrait traduire approximativement par "L'influence des espions devient trop importante. Il est temps que les politiques disent non"). Arezki Derguini écrit  :
 "L'article de John le Carré, le célèbre écrivain britannique, auteur du non moins célèbre roman «La Taupe», me donne l'occasion de revenir sur un de nos sujets préférés, le rapport du politique et du militaire ainsi que de ses services secrets. Les politiciens peuvent-ils dire non aux services secrets comme le souhaite John le Carré ? Les services secrets à la différence des autres services, ne peuvent afficher leurs attributs. Ils doivent vivre dans la clandestinité. C'est ce qui fait leur corset. Mais dès qu'ils s'en émancipent, ils deviennent des truands". (Lire la suite)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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