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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Standard & Poors craint une récession de l'Europe de l'Ouest en 2012. L'agence a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro et pour la Grande-Bretagne en 2012 et met en garde contre le risque d'une rechute dans la récession. Dans une analyse, publiée mardi 4 octobre, l'agence explique toutefois que celui-ci peut être évité.

 

"La perspective que l'Europe puisse plonger à nouveau en récession apparaît plus probable", écrit S&P dans cette analyse.

"En dépit de ces prévisions, nous n'envisageons toujours pas de véritable double dip ('récession en double creux') dans la zone euro ou en Grande-Bretagne. Cependant, nous estimons à 40 % le risque de nouvelle récession en Europe de l'Ouest l'an prochain", précise-t-elle.

 

L'agence estime toutefois qu'une demande forte des pays émergents, quoique atténuée par rapport à 2010, une consommation interne soutenue en Allemagne et en France ainsi que la poursuite des programmes de soutien monétaire aideront à éviter ce scénario.

S&P table désormais sur une croissance de 1,1 % dans la zone euro en 2012, contre 1,5 % jusqu'ici, et de 1,7 % au Royaume-Uni, contre 1,8 % précédemment. Ces révisions s'expliquent par la crise de confiance qui secoue les marchés et le ralentissement de l'activité aux Etats-Unis, explique-t-elle dans son analyse.

 

1,3 % de croissance pour la France en 2012

 

Au sein de la zone euro, elle estime que la croissance allemande ne sera que de 1,5 % en 2012 (contre 2 % prévus), tandis que celle de la France sera de 1,3 % (contre 1,7 % jusqu'ici). Pour sa part, l'Italie devrait voir son économie croître de 0,5 % en 2012, contre 0,8 % prévus jusqu'ici par S&P.

Ces perspectives sont renforcées par le ralentissement de l'activité aux Etats-Unis, où S&P a également revu à la baisse, en septembre, ses prévisions de croissance, désormais estimées à 1,9 % en 2012 et 2,2 % en 2013 (contre respectivement 2,4 et 2,6 % jusqu'ici), ce qui ne va pas manquer d'avoir d'importantes répercussions sur le commerce extérieur de l'Europe, relève-t-elle.

 

Conséquences en chaîne : ce ralentissement américain va inévitablement avoir un effet négatif sur les exportations des pays émergents, qui, à leur tour, vont pénaliser les importations en provenance d'Europe, estime S&P.

 

Le Monde.fr avec l’Afp, 4 octobre 2011

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