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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

L’Aps rend compte d’un débat qui a réuni les médecins algériens établis en région parisienne avec Halim Benatallah, secrétaire d’Etat chargée de la communauté établie à l’etranger. La participation des praticiens expartiés au développement de la santé dans le pays est dans le « coma » affirme l’un, elle « manque de répondant » en Algérie note un spécialiste. Tous soulignent l’absence d’impulsion des pouvoirs publics pour fournir des cadres appropriés à ce partenariat. Compte rendu des avis des médecins.

 

(…) Pour nombre de médecins intervenants lors de cette rencontre conviviale, organisée en présence du consul général de Paris, consuls de la région parisienne, et d’un représentant du ministère de la Santé, "la volonté ne manque" pour oeuvrer en commun en faveur du transfert du savoir-faire des médecins algériens établis en France vers l’Algérie.

 

Ces derniers, ont ajouté qu’ils "se heurtent cependant, lors de leur déplacement dans leur pays d’origine, à l’indifférence de leurs confrères d’Algérie et ne trouvent pas de répondant auprès des administrations locales".

 

"Nous sommes disposés à aider notre pays, mais nous ne pouvons continuer à faire du bricolage, se déplacer à titre individuel en Algérie pour intervenir sur tel cas ou tel autre. Nous souhaitons le faire dans le cadre d’un accord-cadre, pour agir avec efficacité et travailler dans un climat serein", dira un médecin spécialiste en cardiologie.

 

Pour Redha Souilamas, professeur en médecine, un des pionniers des greffes du poumon, "les échecs accumulés au fur et à mesure des déplacements en Algérie pour offrir son aide et son savoir-faire, ne peuvent se répéter continuellement, car rien ne pourra se faire dans ce sens sans la demande express de nos confrères algériens".

 

"Nous voulons travailler avec l’Algérie, avec la tête mais aussi avec le coeur, créer un pole d’excellence en médecine et sortir de ce coma qui nous menace" a-t-il poursuivi. Pour le Dr Madani, psychiatre, "toute demande de collaboration doit être exprimée à partir de la base, autrement dit des médecins eux-mêmes.

 

Il existe des compétences et expériences de qualité parmi les médecins algériens en France et si nous réussissons à oeuvrer ensemble, nous formerons la meilleure université de France". "Nous sommes disposés à nous mettre au service de notre pays, mais nous ne voulons pas perdre de temps et sans compréhension de part et d’autre, nous ne pouvons avancer", a-t-il ajouté, suggérant l’idée de créer une fédération entre les médecins algériens de France et d’Algérie.

 

Intervenant au terme des discussions, M. Benatallah a estimé que ce qui compte c’est de "donner des signaux de confiance entre les deux parties, car on ne peut construire une vision médicale commune que si on multiplie ce type de rencontres pour trouver des petits dénominateurs communs, d’autant que c’est en commençant à oeuvrer à la base qu’on peut déboucher sur des perspectives fécondes". (…)

 

19 novembre 2011. Source APS. Texte intégral

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