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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Manifestation contre le pouvoir en place au Soudan, le 29 juin 2013. Sur la banderole, il est écrit en arabe: «Nous voulons la chute du régime».

DR

 

Les manifestations en cours à Khartoum sont certes les plus importants depuis l'arrivée au pouvoir de Omar Al-Bachir en 1989. Mais ce n'est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. C'est le 16 juin 2012 que le tournant avait été pris ... à partir dortoir des filles de l'université de Khartoum. Les étudiantes étaient sorties dans la rue pour s'opposer à l'envolée des prix. L'irruption de membres des forces de sécurité dans le dortoir féminin avait fortement choqué. Les étudiants ont alors été rejoints par d'autres couches de la population. La contestation s'est étendue dans les "trois villes" qui constituent Khartoum, dont Omdourman, puis ailleurs au Soudan, jusqu'à El-Obeid, dans le Kordofan Nord, ou à Port-Soudan, sur la mer Rouge. Le 22 juin, des manifestations ont eu lieu dans 22 endroits à Khartoum.

 

 

DR-Les étudiants, en juin 2012

 

 

 

 

 

Mi-juin 2012, lors d'un meeting à Khartoum, les Forces du consensus national (une coalition des partis politiques de l’opposition soudanaise dont le Parti Umma, le PCP et le Parti communiste) se sont mises d’accord sur le lancement d’une campagne de manifestations de grande envergure. Elles ont ensuite débattu de la manière de renverser le régime et discuté l’élaboration d’une constitution intérimaire et d’un programme de transition pour diriger le pays sur une période de trois ans post-régime.

 

 

Le 4 juillet, après vingt jours de manifestations de masses ininterrompues contre le régime d'El Bechir, les principaux partis politiques d'opposition, signaient un document politique intitulé « Alternative démocratique». Dans ce texte, les signataires appelaient à une période de transition, durant laquelle le pays serait régi par une Déclaration constitutionnelle spéciale, qui commence par la mise en place d'un gouvernement d'union nationale et doit s'achever par l'organisation d'élections justes, libres et honnêtes.

 

 

Face à la nouvelle levée populaire de septembre 2013, le pouvoir, reste muet, mettant la paquet sur la répression meurtrière, préférant tuer dans l'œuf l'appel à la coalition de toute l'opposition lancé le 26 septembre par le leader de Umma, l'ancien Premier ministre Sadek Al-Mehdi. Cet appel a été relayé par « L'alliance des jeunes de la révolution soudanaise » qui demande « au peuple soudanais de poursuivre sa révolution », et qui exige « la démission du président Omar el-Béchir  ».

 

 

Dans le même temps un communiqué le parti communiste soudanais explique à l'opinion international : "Confrontés à la flambée des prix, les Soudanais sont sortis dans la rue, organisant des manifestations de masse qui ont touché les plus grandes villes du pays. La police a été appelée à la rescousse pour réprimer ces manifestations pacifiques. Toutefois, son ampleur impressionnante et le courage des manifestants, couplé au refus de la police régulière de tirer sur les manifestants, ont conduit le régime à révéler son vrai visage dégoûtant et sa brutalité. Sa véritable nature fasciste et sa haine du peuple l'ont conduit à s'en remettre à ses milices privées, les « pionniers d'El-Béchir », pour tenter d'étouffer le mouvement populaire".

 

 

 

Synthèse blog, 29 septembre 2013

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