Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

« L’Algérie va « sérieusement » vers le développement des réserves de gaz de schiste même si en Europe cette filière qui utilise la technique de la fracturation hydraulique suscite une grande hostilité en raison de son impact écologique. Un conseiller du ministre de l’énergie, a indiqué, sans entrer dans le détail, que cet aspect nécessite une « longue maturation » avec les partenaires de l’Algérie ». C’est ce qu’on lit aujourd’hui sur Maghreb Emergent.

 

Mais, qui est cette « ALGERIE » qui a décidé d’exploiter le gaz de schiste « au-delà des contraintes financières et environnementales » ? Maghreb émergent rapporte les propos d’un expert du gouvernement qui explique que la chose est déjà engagée : "Sonatrach a déjà conclu des accords avec des partenaires étrangers ». Ces contrats lui coûteront des milliards de dollars.

 

Mais qui a discuté de cette orientation stratégique appliquée par notre compagnie nationale, laquelle a pris des engagements de longue durée avec le lobby pétrolier américain? Dont l'un prévoit la remise en cause de la loi sur les hydrocarbures, que les députés seront appelés à avaliser à la rentrée. Dans les pays européens, une telle orientation fait l’objet d’âpres discussions politiques, rappelle Oussama Najib. En France, ces discussions ont conduit les députés à annuler, en 2011, tous les permis d’exploitation recourant à la fracturation hydraulique, nécessitant d’énorme quantité d’eau et désastreuse pour la nature. Le président Hollande vient de confirmer cette décision.

 

En Algérie, pas un mot n’est prononcé sur ce sujet par les députés de la majorité et de l’opposition. Ces élus communient dans un silence respectueux et craintifs face au savoir des « techniciens » de la Grande Mamelle. Qui eux même pompent leurs brillantes prospectives chez les experts américains. De son côté, le président de la République a sans doute délégué sa responsabilité à un conseiller (détaché de Sonatrach ?)

 

On peut être tenté de conclure l’équation : l’ALGERIE ce n’est pas sa représentation élue, c’est Sonatrach. Et SONATRACH c’est l’Algérie. Après tout c’est elle qui fait rentrer le fric. Pour boucler la boucle, on peut aussi se demander : mais qui dirige Sonatrach ?

 

S. A.

 

 

 

Le souci écologique ne dissuade pas l’Algérie de développer les réserves de gaz de schiste

 

 

 

 

Par Oussama Nadjib

 

 

 

L’Algérie va « sérieusement » vers le développement des réserves de gaz de schiste même si en Europe cette filière qui utilise la technique de la fracturation hydraulique suscite une grande hostilité en raison de son impact écologique. Un conseiller du ministre de l’énergie, a indiqué, sans entrer dans le détail, que cet aspect nécessite une « longue maturation » avec les partenaires de l’Algérie.

 

 

Le développement des hydrocarbures non conventionnels, notamment le gaz de schiste, est une option sérieuse pour l'Algérie au delà des contraintes financières et environnementales, a affirmé dimanche Ali Hached, expert en énergie et conseiller du ministre de l'Energie et des mines.

 

"Sonatrach a déjà conclu des accords avec des partenaires étrangers pour développer le potentiel en gaz de schiste et les premiers forages expérimentaux afin d'évaluer ce potentiel sont programmés avant la fin 2012", a indiqué M. Hached. Interrogé sur les contraintes financières et, surtout, environnementales face au développement de ces ressources alternatives, M. Hached a reconnu que d'importants investissements sont nécessaires pour soutenir l'effort d'exploration et d'exploitation des gaz de schiste. Sur le volet environnemental, il s'est contenté d'affirmer que la question nécessite "une longue maturation" avec les partenaires de l'Algérie. La question de l’impact écologique de l’exploitation du gaz de schiste est néanmoins fondamentale. En Europe, la tendance est à l’interdiction. En France où un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste est en vigueur, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a suscité récemment la polémique en indiquant que la question de l'exploitation des gaz de schiste n'était pas tranchée, et serait évoquée lors de la conférence environnementale prévue à la mi-septembre. "Le 14 septembre va s'ouvrir une conférence gouvernementale et tout sera mis sur la table", et "il faut qu'on mette sur la table les différentes solutions qui pourraient exister et faut-il les utiliser ?", avait-il déclaré. Sauf que les responsables du secteur pétrolier ont, eux-mêmes, signifié qu’il n’existe « pas aujourd'hui d'alternative à la fracturation hydraulique ». Pascal Baylocq, du Groupement des entreprises pétrolières (GEP-AFTP) a souligné à la Tribune qu’il n’existe pas pour les cinq à dix ans à venir, « d'autres techniques disponibles pour produire du gaz de schiste ».

 

 

 

"Il n’existe pas de méthode propre pour récupérer le gaz de schiste"

 

 

Le procédé de la fracturation hydraulique, très décrié, consiste à injecter à fortes pressions de grandes quantités d’eau mélangée à 99% de sable et 1% de produits chimiques. Maryse Arditi, pilote du réseau énergie à France nature environnement (FNE) a répété qu’il n’existait pas de méthode propre pour récupérer les gaz de schiste. « Quoi qu'on fasse, il faudra fracturer la roche et y envoyer quelque chose, qui remonte tout ce qu'il y a à 3.000 mètres de profondeur, y compris les minéraux et les métaux lourds. En outre une fracturation crée des failles par lesquelles des eaux impropres à la consommation peuvent remonter vers les nappes phréatiques ».

 

Des aspects écologiques qui ne sont pas dissuasifs pour les responsables algériens. Le ministre de l'Energie et des mines, M. Youcef Yousfi, a estimé les réserves de l’Algérie à 600 trillions de m3 de gaz de schiste qui auraient révélées grâce à des études réalisées en partenariat sur une superficie de 180.000 km² et avec juste un taux de récupération de 20%. Ce chiffre, s'il est confirmé, représente quatre fois les réserves conventionnelles actuelles de l'Algérie, selon M. Yousfi. Sonatrach est en discussion pour la conclusion de partenariats avec groupe anglo-néerlandais Shell et l'américain Exxon Mobil. Le groupe algérien a déjà conclu des accords similaires avec l'Italien Eni et le canadien Talisman.

 

 

Oussama Nadjib, 27 août 2012. maghrebemergent.com

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Abrahms 18/09/2012 22:36

Le mardi 08/09/2012


Algérie : plus de pétrole dans 10 ans
Par Le Matin DZ le18 septembre 2012
Le revers de la médaille, de net exportateur de pétrole, nous allons devenir un net importateur d’hydrocarbures, les 40 millions d’algériens que nous serons, vivront dans le noir ? C’est le triste
sort que nous fera vivre Youcef Youcefi et son clan?

Selon les experts dans dix ans l'Algérie sera importatrice de pétrole.
La vérité sur les réserves d’hydrocarbures
La Sonatrach n’arrive plus à renouveler ses réserves, il advint que dans peu de temps le prix de revient du baril de pétrole à la tête du puits sera égal ou plus cher que celui coté à la Bourse.
Malgré les directives du gouvernement d'intensifier l'effort d'exploration, aucune découverte n’a été annoncée en 2003, 2005 et 2010, pour les autres années depuis 2000 les résultats sont
insatisfaisants, insignifiantes et plutôt dramatiques. Durant ces 11 années on a produit 2408,3 millions de TEP et on a renouvelé par 1116, 49 millions de TEP, ce manquement sur le rajeunissement
des réserves vient de rapprocher le jour "J, ce qui nous laisse comprendre que la fin du pétrole en Algérie aura lieu "6 ans plus tôt que prévu", suite au retard sur les découvertes.
L’Algérie est un important acteur au sein de l’OPEP exportateur d’hydrocarbures liquides et beaucoup plus gazeux, avec ses réserves modestes, mais mal exploitées. Les 3/5 de son sous-sol en terre
ferme ne sont encore explorés, la totalité de ses périmètres marins off-shore ne sont pas du tout explorés.
Les réserves d’hydrocarbures algériennes par les chiffres
L'Algérie se classe au 10ème rang des pays de l'OPEP et 12ème en termes de réserves, dépassant le Qatar et l'Indonésie. Selon IHS, l'Algérie a des réserves restantes de 12,87 Bbbl. Cela se compare
à un chiffre de 12,2 Bbbl dans BP Statistical Review. Cumulativement Algérie a produit légèrement en dessous de la moitié de sa récupération finale - 12,44 Bbbl, c’est tout juste au dessous du
"peak-oil". L'exploration et production étrolière et gazière en Algérie a commencé dans les années 1950 lorsque Cie Française de Pétrole a découvert Hassi Messaod. PCP était le prédécesseur de
Total. Étonnamment, les Français ont réussi à tenir sur les concessions longtemps après l'indépendance algérienne jusqu'au début des années 1980. Les débuts des années 1980 et au milieu des années
1970 ont été marquées par le nationalisme et la diminution des investissements, le climat s'est amélioré à fin des années 1980.
La production de l'Algérie vient du nord du désert du Sahara - au sud de l'Atlas. Contrairement à l'Egypte, la Libye et la Tunisie, il n'y a pas de composante de la production méditerranéenne
offshore en Algérie. Les bassins de Berkine et d'Illizi sédimentaires Centre-Est de l'Algérie sont productifs. Le bassin de Berkine se poursuit dans le sud de la Tunisie et de la Libye occidentale,
où il est appelé le bassin de Ghadamès. La production de l'Algérie, en s'appuyant sur la production de Hassi Messaoud et les champs vieillissants dans le bassin d'Illizi, était moribonde jusqu'à
fin des années 80 quand Anadarko fait des supplications pour entrer dans le pays. Anadarko et Maersk partenaires et Lasmo (acquis depuis par ENI /AGIP) sont responsables de l'ouverture du bassin de
Berkine avec une série de succès d'exploration dans les années 1990. Anadarko a développé une technique de traitement de données sismiques (en particulier une correction statique révisée) qui a
permis à l'imagerie. Le centre du bassin de Berkine possède certaines des dunes de sable plus importants au monde, l'énergie sismique est généralement dissipée dans le sable non consolidé dans la
mesure où l'imagerie ci-dessous est impossi ble. Anadarko et partenaires ont trouvé un moyen de contourner cela et apporté un renouveau dans le secteur pétrolier algérien - 4 des 10 principaux
domaines sont dans le bassin de Berkine. À quelques exceptions près, la production dans le bassin de Berkine provient du Trias chenaux tressés. Les conditions financières pour les opérateurs
étrangers en Algérie ne sont pas des plus sympathiques, mais Anadarko fonctionne à 500.000 barils/jour de production dans le pays!
La production de gaz est dominé par Hassi R'mel, un champ de grès du Trias qui se trouve sur une grande structurel entre l'Oued Mya et bassins sédimentaires de Timimoun. Hassi R'mel dispose de 71
billions de pieds cubes de réserves (2100 milliards de m3) restantes. Pendant longtemps, l'Algérie était le 2ème exportateur mondial de GNL avant d'être dépassé par la Malaisie, le Qatar et
éventuellement le Nigeria. Hassi R'mel a représenté 85% de la production cumulative de gaz de l'Algérie.
Pendant longtemps, l'Algérie est le plus grand quota-buster de l'OPEP. Algérie produit un grand volume de condensat de gaz qui est exempté de quota de l'OPEP. Au mois de février 2007, le quota de
l'Algérie est de 0,81 millions de barils/j. Selon l'Association internationale de l'énergie, 2007 T1 production de liquides était de 1,33 millions de barils/j. La compagnie pétrolière nationale
Sonatrach est. Voici le top 10 des domaines en Algérie pour les réserves restantes. Ils représentent exactement 2/3 de la base de l'Algérie réserve restante de 12,87 Bbbl. ( Bbbl : milliard de
barils de pétrole)
1) Hassi Messaoud, 4,0 Bbbl.
Hassi Messaoud a produit 61% de sa production finale. Sonatrach opérateur. Le "supergéant" champ pétrolifère de Hassi Messaoud se trouve sur une grande structurelle entre les bassins sédimentaires.
Hassi Messaoud produit à partir d'un réservoir de grès du Cambrien et a représenté 51% de la production cumulative de pétrole de l'Algérie. La production a atteint un sommet dans les années 1970 à
600.000 barils/j et a diminué lentement à 400.000 barils/j. Naturellement, cela ne suffit pas pour Sonatrach, qui a annoncé des plans pour augmenter la production de 50% avec un programme de forage
horizontal vaste ! (Tous partie de campagne orchestrée de l'OPEP de maintenir leur part de marché en faisant peur à ses concurrents du marché avec la prétention qu'ils peuvent stimuler la
production par des millions de barils en un clin d'œil).
2) Ourhoud, 1,77 Bbbl.
Ourhoud a été mis en production en 2002 et a produit 11% de sa récupération finale. "Opérateur" Sonatrach, mais Anadarko, Maersk, Total, ConocoPhillips (par le biais Burlington) et Talisman sont
tous des partenaires.Production actuellement au pic de 225.000 barils/jour.
3) Hassi Berkine Sud, 0,64 Bbbl. Hassi Berkine a mis en production en 1998 et a produit 20% de sa récupération ultime. Hassi Berkine est opéré par Anadarko. Production au pic de 220.000
barils/jour.
4) Rhourde El Baguel, 0,61 Bbbl.
Rhourde El Baguel a été découvert dans les années 1960 et a produit environ 50% de sa récupération finale. Il est exploité par BP, qui a acquis les actifs pétroliers/gaziers en Algérie à partir de
l'ARCO. La production a atteint un sommet en 1971 de 96.000 bbl/j actuellement 35.000 barils/j. Rhourde El Baguel a été un fiasco pour ARCO, le groupe a entrepris une campagne agressive de
réaménagement qui a échoué à répondre aux attentes. ARCO a prévu 125.000 barils/j, et n'a obtenu 45 000 b/j. Arco a appris que les inondations de gaz miscibles sont douteuses dans des réservoirs
fracturés fortement! BP a dû prendre une dépréciation significative sur Rhourde El Baguel. Je soupçonne les réserves de Rhourde El Baguel sont sensiblement surestimée.
5) Zarzaitine, 0,36 Bbbl.
Zarzaitine a été découvert dans les années 1960 et est actuellement exploité par Sinopec. Il a produit 73% de sa récupération finale. La production a atteint un sommet en 1962 de 155000 baril/j,
maintenant en bas à 27.000 barils/j. Zarzaitine est le seul plein champ injection d'eau en Algérie. On suppose qu'il est difficile d'obtenir de l'eau dans le Sahara. Il est dit ici la capacité
d'injection est de 250.000 b /j et Sinopec a pour but de stimuler la production à 40.000 barils/jour.
6) Hassi Berkine, 0,30 Bbbl.
Hassi Berkine est entré en service en 2002 et est également opéré par Anadarko de 75.000 bbl/j.
7) El Gassi, 0,24 Bbbl.
Actuellement en cours de réaménagement par l'opérateur Hess. Il a été découvert en 1959, mais Sonatrach ne pouvait pas le faire fonctionner. Hess a stimulé la production à 50.000 barils/j à partir
de trois domaines dont El Gassi est la plus grande, à l'aide de gaz miscible et d'injection d'eau.
8) Alrar, 0,24 Bbbl.
Découvert dans les années 1960 et exploité par Sonatrach, mais pas de production pour le moment. Remise. Il s'agit d'un champ de gaz qui produit certains des condensats. Aucune mention d'une jante
huile!
9) Ben Kahla, 0,24 Bbbl.
Découvert dans les années 1960 et a également géré par Sonatrach sans production cumulative. Aspirations à une injection d'eau.
10) ROD-BSFN-B RSE (Rhourde Ouled Djemma, Sif Fatima Nord Est, Sud Est Bir Rebaa!), 0,23 Bbbl. BHP opérateur.
Entré en ligne en 2004, actuellement 75.000 baril /j. Trois domaines combinés en un seul développement.
Un autre domaine est célèbre Tin Fouyé-Tabankort, qui est fortement appauvri. Il a des réserves restantes de 0,19 Bbbl d'une récupération finale de 0,84 Bbbl. Total en est l'opérateur. Tin
Fouyé-Tabankort est célèbre pour avoir une oblique huile / eau de contact résultant d'un aquifère très stong la base de la colonne d'huile.
Tout compte fait, l'Algérie probablement 3 milliards de barils domaines sur la base de la récupération finale - Hassi Messaoud, Ourhoud et Zarzaitine. On so

Abrahms 18/09/2012 22:33

Mardi, 11 Septembre 2012



Polémique autour du gaz de schiste et calculs diaboliques de Sonatrach
Mots clés : algerie, Sonatrach, gaz de schiste, lobby, Ecologie, Fracturation
Par Le Matin DZ | 27/08/2012 15:11:00 | 2568 lecture(s) | Réactions (1)
Sonatrach affirme que nos besoins en gaz seront couverts pendant 1200 ans. On n'est plus à un mensonge près. Le pays vogue à la dérive au gré de ses nouveaux prophètes et charlatans de la politique
qui ont trouvé le champ libre pour propager leurs mensonges et leur médiocrité

Le forage du gaz de schiste a un coût financier et écologique élevé.
Une histoire de dingues, inventée de toutes pièces
C'est de Kuala Lumpur que l'annonce a été faite concernant le forage du premier puits algérien des gaz de schiste, lors de la signature d'un protocole d'accord par le directeur central associations
de Sonatrach et Afdal Bahaudin, directeur de la planification de l'investissement de Pertamina (Malaisie).
Sonatrach vient de découvrir un mégagisement de gaz non-conventionnel qui recèle pas moins de 108 000 milliards de m3, de quoi couvrir nos besoins en énergie pendant 1200 ans. Par prudence, le
Président-directeur Général du groupe Sonatrach, et afin de ne pas susciter l'appétit et la convoitise de l'oncle Sam, n'a déclaré que le 1/50ème (2000 milliards de m3) de sa découverte, et cela
par précaution pour que notre pays ne soit pas envahi par les prédateurs, comme se fut le cas de l'Irak et de la Libye. Désormais, avec cette découverte l'Algérie devient la première puissance
gazière du monde, son sous-sol recèle le tiers des réserves de gaz prouvés dans le monde.
Discrètement et agissant en hors la loi, le PDG de Sonatrach négocie la mise en valeur de tête à tête avec le lobby des entreprises de l'International Oil Compagnie (ION), 12 milliards de dollars
débloqués par le Trésor algérien vont être injectés dans cette affaire non encore justifiée. A propos, de cette découverte, M. Saïd Sahnoun, vice-président Sonatrach/Aval, avait déclaré lors d'une
interview : "Un potentiel énorme existe mais cela implique une situation où il faut se battre pour faire des profits". Les capacités des gaz de schiste relevées "varient entre 2400 et 3000
milliards de m3 mais son exploitation est compliquée car ce n'est plus de l'industrie de rente. Cela servira à peine à créer des emplois !". Notre interlocuteur confirme l'intérêt de l'entreprise
pour ce genre de gaz fossile non conventionnel mais "demande de la prudence". Un projet pilote existe et consiste en la stimulation de la roche. Les deux pays à avoir recouru à cette ressource sont
les USA et le Canada et ont réussi à plomber le marché du gaz conventionnel. L'exploitation de ce gaz n'est pas une priorité pour notre pays mais le sera à long terme. "Le gaz de schiste est
susceptible d'être une alternative intéressante dans un contexte où les réserves actuelles de gaz naturel finiront par décliner, en plus de la hausse de la demande interne".
De son côté le Président-directeur général de Sonatrach avait fait la déclaration suivant : "Selon les résultats préliminaires de l’évaluation du potentiel de gaz non conventionnels commandés par
le gouvernement, les réserves de gaz non conventionnel algériennes sont aussi importantes que celles des États-Unis. La loi sur les hydrocarbures devrait être modifiée afin d’introduire la
réglementation nécessaire pour exploiter le gaz non conventionnel, devenu une nécessité pour permettre au pays de satisfaire la demande locale et d’assurer son indépendance énergétique à l’horizon
2050." Les réserves américaines des gaz de schiste sont de l'ordre de 17 248 milliards de m3, M. Saïd Sahnoun parle de 2400 à 3000 milliards de m3, alors que les chiffres annoncés par M. Abdelhamid
Zerguine dépassent ceux américains qui sont de l'ordre de 17 248 milliards de m3, il a été calculé sur les bases de données fournies par Sonatrach (superficie de la formation 180 000km2, 600
millions de m3 de gaz récupérable par km2) que ce gisement, par un calcul mental, recèle plus de 108 000 milliards de m3. On se demande si les responsables de Sonatrach ne se sont-ils pas fait
arnaquer par le lobby américain, ou bien s'adonnent-ils à la politique de gonflage de réserves pour un intérêt politique bien précis, celui des bilans falsifiés ? Réf (Si demain le pétrole
abiotique devenait abondant... voir Le matindz.net du 13 août 2012)
L'Algérie abandonnée par ses enfants prodigues, courtisée par les intrus, elle est devenue l'Eldorado du paradis fiscal. Le lobby américain profite de l'absence de passéisme, de méfiance à l’égard
de cette aventure aujourd’hui injustifiable. Les dirigeants de Sonatrach relaient cette option énergétique inutile pour notre pays.
Sur la base de données fournies par le forage d'un puits de prospection "Ahnet I" au Sud de In-Salah, par suite d'une étude commandée par le gouvernement algérien, à un bureau d'études américain
pour évaluer notre potentiel gazier non-conventionnel, on a pu calculer par extrapolation la contenance en gaz de schiste d'une formation géologique d'une superficie de 180 000 km2). Chaque km2 de
cette couche pourrait produire au moins 600 millions de m3 à un taux de récupération de 20%. Cette chimérique découverte, qui fait rêver le Président-directeur général de Sonatrach, l'empresse de
prend ses illusions pour la réalité et médiatise son mirage.
La loi sur les hydrocarbures garante de notre souveraineté économique
La loi pétrolière est une affaire trop sérieuse pour être laissée entre les mains d’un Président-directeur général, qui essaye de forcer la main à l'APN pour porter des modifications à ses
convenances et à la faveur du lobby de l'International Oil par le gré à gré et des facilités fiscales. Surtout, lorsqu’on veut encore nous engager dans des labyrinthes inexplicables comme le gaz de
schiste, un investissement à haut risque qui n'apportera absolument rien pour le pays. Le sous-sol algérien recèle encore des potentialités en pétrole et gaz naturel, une ressource encore
disponible que nous maîtrisons sa technologie et le savoir faire.
Misons encore sur le gaz naturel, qui nous a donné tout : de l'électricité à moindre coût, du gaz domestique qui égaille tous les foyens algériens, une grande industrie pétrochimique, de l'eau
potable à partir d'usine de dessalement d'eau de mer fonctionnant au gaz naturel, des engrais, des habits , des meubles, des médicaments etc. Soit plus de 6000 produits que nous utilisons.
L'utilisation du gaz a amélioré considérablement notre confort et facilité le quotidien de notre vie.
Il est conseillé aux responsables de notre secteur de l'énergie de patienter avant de faire sortir de nouveaux textes pétroliers, car la stratégie pétrolière d'un Etat doit s'exprimer aussi par la
structure du contrat de partage de la production
Les résultats et les conclusions tirées ces dernières années des scandales financiers de Sonatrach montrent que pour ne plus répéter les graves erreurs humaines du passé récent, il convient de
revenir aux processus de la décision universelle. Donc, le cadre du renouveau d'une stratégie et d'une politique énergétique nationale, il est essentiel d'élaborer une nouvelle loi des
hydrocarbures qui puisse valoriser au mieux que possible un potentiel attendu.
En référence aux lois 86-14 de 1986 et 05-07 du 28 avril 2005, amendée par l'ordonnance du 29 juillet 2006, on demande aux services du ministère de l'Energie et des Mines d'élaborer une ébauche
d'une nouvelle loi des hydrocarbures dans un cadre officiel et la soumettre aux "critiques", avant sa validation auprès de l'APN. Dans cette ébauche on doit maximiser la fiscalité pétrolière (la
rente revenant à l'État), améliorer bien sûr l’attractivité des entreprises étrangères, augmenter les réserves pétrolières, ne pas dépasser le "Péack-oil" c'est-à-dire de maintenir constant le taux
de reconstitution des réserves après production, et enfin assurer une exploitation optimale des gisements, dans l’intérêt d'une pérennité de la richesse pétrolière, qui est notre seule source de
revenu.
Notre économie entre les mains des opportunistes
La logique mathématique et technologique de la science des hydrocarbures s'achemine par des étapes successives d'analyses qui mettront des années pour évaluer les capacités de productivité d'un
gisement avant sa mise en exploitation (de 10 à 15 ans). Aussi, l'investissement à risque doit être limité au minimum, d'autant plus que l'exploitation des schistes s'avère très couteuse et
risquée, pour vous dire quelle vient d'être interdite dans beaucoup de pays qui se sont engagés dans cette malheureuse aventure. Le forage d'un seul puits de prospection sur une superficie de 180
000 de km2 non encore explorée, ne donne aucun résultat quant à l'exploitabilité et à la rentabilité du gisement.
La fracturation hydraulique des roches qui permet l’extraction des gaz de schiste est très loin d’être respectueuse de l’environnement. Pour récupérer ces microspoches, on fore des puits à 2 ou
3000 mètres de profondeur. Pour faire remonter le gaz à la surface, on envoie à très haute pression un mélange d’eau (7 à 15 millions de litres à chaque "frack"), de sable et de produits chimiques.
L'opération "frack" est très coûteuse, chaque puits peut être fracturé jusqu’à 14 fois puis on déménage 200 à 500 mètres plus loin. Pour notre calcul, nous supposons qu'il faut cadrer le gisement
par des puits producteurs-injecteurs espacés l'un de l'autre de 500 m, nous aurons besoin de 4 puits par km2 pour assurer