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Publié par Saoudi Abdelaziz

Selon le secrétaire général du syndicat d’entreprise, Smaïl Kouadria, ArcelorMittal Algérie ne dispose plus des liquidités suffisantes pour «continuer normalement son fonctionnement».

Selon Smaïl Kouadria, député PT et ancien secrétaire général du syndicat d'ArcelorMittal, la stratégie du groupe Sider consiste à réhabiliter toutes ses filiales qui n’ont pas été reprises par le groupe ArcelorMittal

 

 

Par Mohamed Fawzi Gaïdi

 

Le groupe public Sider vient de lancer un avis d’appel d’offres pour une étude de faisabilité d’une usine de production de briques réfractaires.

 

Ce produit est un consommable qui meuble les hauts fourneaux de production de l’acier et les fours de cimenteries et de briqueteries. D’une capacité de 25 000 tonnes/an, cette usine sera implantée au sein du complexe sidérurgique d’El Hadjar à côté des installations d’ArcelorMittal, dont le groupe Sider est le propriétaire du terrain. Des sources proches du groupe public de sidérurgie qui ont confirmé l’information ont précisé, par ailleurs, que cet investissement sera financé par le groupe Sider et le Fonds national d’investissement (FNI).
Il coûtera plusieurs dizaines de millions de dollars et créera pas moins de 300 postes de travail directs.

 

Contacté, Smaïl Kouadria, ancien secrétaire général du syndicat de l’entreprise, a également confirmé l’information, précisant que «cet investissement relève de la politique d’industrialisation du gouvernement algérien dans le domaine de la sidérurgie. Avec le lancement du méga complexe sidérurgique de Bellara, d’une capacité de 5 millions de tonnes d’acier par an, l’usine privée Aciéries du Centre à Ouled Moussa et la réouverture de dizaines de briqueteries et de cimenteries à travers le pays, ce projet ne peut être que rentable, puisqu’il répondra aux besoins de ces usines en briques réfractaires sachant, à titre d’exemple, qu’à chaque cycle de production de 60 000 tonnes d’acier, le haut fourneau exige un total briquetage et maçonnage».

 

Ainsi, le groupe Sider, qui est actionnaire à 30% avec la filiale algérienne d’ArcelorMittal de Annaba, majoritaire à 51% dans le nouveau projet sidérurgique algéro-qatari de Bellara (Jijel) et éventuellement avec Aciéries du Centre dont les négociations sont en cours pour un partenariat privé/public, veut s’assurer une autonomie ayant trait à toutes les matières premières nécessaires pour son activité sidérurgique, notamment la brique réfractaire, d’autant plus que sa filiale Refractal, qui n’a pas été reprise lors des négociations en 2001 par ArcelorMittal, est restée le parent pauvre en matière d’investissements nécessaires pour sa réhabilitation.

 

 

Même le complexe d’El Hadjar ne s’approvisionne pas auprès de cette filiale pour un problème de qualité et préfère importer de l’étranger. Donc, l’absence d’une industrie nationale de briques réfractaires encourage le groupe Sider à lancer cet investissement qui pourra aboutir à un partenariat avec une entreprise étrangère spécialisée. Cette politique de reconquérir le secteur de la sidérurgie par le groupe Sider n’est pas limitée à cet investissement.

 

Selon toujours Smaïl Kouadria, actuellement membre de la commission économique de l’APN sous la casquette du Parti des travailleurs (PT), la stratégie du groupe Sider consiste à réhabiliter toutes ses filiales qui n’ont pas été reprises par le groupe ArcelorMittal. Il s’agit, entre autres, de la filiale Codesid, une entreprise de production de consommables et dérivés sidérurgiques.

 

 

Mohamed Fawzi Gaïdi, 30 août 2012. El Watan

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