Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal: du clan à l'équipe?

 DR- « Monsieur mon passé laissez-moi repasser… » 

 

 

 

 

« Le moment est arrivé pour se dire la vérité et affronter la réalité économique du pays ».Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a prononcé des paroles fortes, hier, devant les responsables des entreprises publiques. Nous publions les dépêches successives de l’APS qui en rendent compte. Au moment du départ de son prédécesseur, j’avais comparé le style de gouvernement en Algérie à celui préconisé par l’ancien chancelier de Bavière Frantz Josef Strauss : « Il faut mettre les principes très hauts, on peut plus facilement passer en dessous ».Sellal dit : "Si l’Algérie ne profite pas de la crise économique pour remettre sur pied son secteur industriel, tous ses efforts (de développement) seront vains". S’inscrit-il dans une dynamique sincère de relance industrielle ? Est-il en mesure de s'engager pour rassembler autour de ce difficile objectif, qui heurte les intérêts de forces redoutables à l'intérieur du systyème?  A suivre.(S. A.)

 

 

Développement : le secteur industriel public devrait passer à la vitesse supérieure

Le Premier ministre instruit les responsables des entreprises publiques (SGP)

 

APS-16 mai 2013

ALGER –Les entreprises publiques industrielles sont appelées à "passer à la vitesse supérieure" en termes de développement et de création d’emplois et ne plus continuer à "faire dans la médiocrité", a préconisé jeudi le Premier ministre Abdelmalek Sellal, réaffirmant que l’Algérie continuera à compter sur son secteur public.

"L’Algérie continuera à compter sur le secteur public qu’elle maintiendra en force, mais ce secteur ne doit plus faire dans la médiocrité (...) il gagnerait à se conformer rapidement aux orientations du plan (d’action) du gouvernement notamment en matière de création d’emplois et de croissance hors hydrocarbures", a-t-il souligné lors d’une réunion avec les présidents des directoires des 26 SGP.

Ne mâchant pas ses mots et usant de son franc parler habituel, M. Sellal a reconnu que le secteur industriel public "n’évolue pas comme le souhaite le gouvernement".

Il a surtout déploré, devant des responsables des entreprises industrielles et en présence de membres de son gouvernement, le fait que des filiales industrielles publiques continuent d’enregistrer des reculs dans leur niveau de production alors qu’elles ont bénéficié de plans de charges très coûteux pour l’Etat.

Le recul ainsi enregistré dans les filières métallurgie, ciment, phosphate ou encore agro-industrie s’avère donc "complètement inexpliqué", a-t-il relevé.

"Beaucoup d’argent a été dépensé mais les indicateurs de gestion des entreprises publiques restent en deçà de nos attentes", a-t-il regretté.

Il faudrait dès lors que ces entreprises améliorent leur management, s’orientent davantage vers le partenariat et adoptent une attitude plus audacieuse en termes d’initiative économique.

"Il ne faut pas continuer à penser que tout doit venir de l’Etat, l’entreprise publique doit faire face à son marché, développer son contrôle interne et adopter une gestion économique plus moderne et plus souple", a soutenu de son côté le ministre des Finances Karim Djoudi.

Le premier argentier du pays a profité de l’occasion pour rappeler l’effort financier engagé par l’Etat ces dernières années pour assainir, à concours de plus de 1.000 milliards DA, les situations financières du secteur public.

Ainsi, 900 milliards (mds) DA ont été consacrés à cet assainissement auxquels s’ajoutent 60 mds DA pour le soutien des fonds de roulement et 29 mds DA pour la prise en charge des agios bancaires impayés.

Et, avec un engagement bancaire de 2.138 mds DA au profit du secteur public, le gouvernement aurait souhaité avoir un bon niveau de dividendes versé au Trésor public, a dit M. Djoudi.

Or, le montant des dividendes versé au budget de l’Etat en 2011 par le secteur public industriel n’a pas dépassé 1,4 md DA contre une trentaine de milliards de DA versés par les banques, a-t-il relevé.

La majorité des responsables des SGP qui sont intervenus lors de la réunion ont expliqué que la situation déficitaire des entreprises publiques entravait leur développement dans le passé. Ils ont tout de même reconnu que ce genre d’entraves n’existe plus aujourd’hui ce qui conduira, selon eux, à réaliser des progrès importants en production et en termes de création d’emplois dans le futur.

Ils ont déploré par contre l’ampleur du marché informel en Algérie et ont proposé la défiscalisation de certaines activités industrielles.

M. Sellal a laissé entendre que la suppression de certains impôts, comme la TVA, n’était pas une option future pour le gouvernement.

"Je ne proposerai jamais de réduire la TVA par exemple car c’est une taxe qui génère des ressources importantes pour le budget de l’Etat", a-t-il dit.

Pour récapituler les attentes de l’exécutif vis à vis des entreprises industrielles publiques, M. Sellal dira que "la bataille de l’Algérie tourne actuellement autour de la création d’emplois. Il faut donc que le secteur industriel public fasse le maximum pour l’emploi surtout au profit des jeunes" a-t-il dit.

 

Sellal : l’Algérie doit profiter de la crise mondiale pour relancer son secteur industriel

 

ALGER- L’Algérie doit profiter de la crise économique mondiale pour remettre sur pied et relancer son secteur industriel, a souligné jeudi à Alger le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, lors d’une réunion avec les responsables des entreprises économiques publiques.

"Si l’Algérie ne profite pas de la crise économique pour remettre sur pied son secteur industriel, tous ses efforts (de développement) seront vains", a affirmé M. Sellal lors de cette rencontre qui se déroule en présence également de membres du gouvernement.

S’adressant aux responsables des Sociétés de gestion des participations de l’Etat (SGP), dont relèvent les entreprises publiques économiques (EPE), le Premier ministre a mis l’accent sur la nécessité d’exploiter tous les moyens possibles pour réaliser la relance du secteur industriel national.

La mise en oeuvre de partenariats publics-privés ainsi que l’identification t la concrétisation d’opportunités de coopération avec des investisseurs étrangers représentent les principales pistes à développer, estime le chef de l’exécutif.

Il a ajouté dans le même sens que certaines firmes étrangères, actuellement en difficultés en raison de la crise en Europe, sont prêtes à investir en Algérie.

"Vous devez prendre des initiatives conformes aux intérêts économiques du pays et tous les moyens possibles devraient être mis à profit pour relancer le secteur industriel national", a insisté M. Sellal, soulignant, au passage, que le secteur privé demeure "un allié fondamental pour la concrétisation de cet objectif, même si le secteur marchand public continue de constituer le principal levier de l’action économique publique".

Le Premier ministre a, en outre, remarqué que les perspectives de réalisation des objectifs de développement fixés par certains secteurs "sont trop loin par rapport à l’urgence d’engager des actions concrètes et immédiates" notamment dans les filières ciment et médicament.

La bataille du pays : la création d’emploi

S’agissant de la production du ciment, le groupe public qui détient le portefeuille de cette activité (GICA) s’est fixé comme objectif d’atteindre 60% des besoins nationaux à l’orée de 2017, soit une production supplémentaire avoisinant les 13 millions de tonnes, une perspective jugée toutefois "trop lointaine" par M. Sellal.

Ce dernier a rappelé que la moyenne du déficit accusé en la matière tourne autour de 2 millions de tonnes par an, en particulier durant l’été où la demande bat son plein.

De même pour le segment de l’industrie pharmaceutique où le groupe pharmaceutique public Saidal ne couvre que 5% de la demande interne, contre 35% assurée par les opérateurs privés et 60% par l’importation.

"Vous devez reconsidérer vos objectifs", a-t-il lancé aux responsables de ces deux groupes.

Evoquant le rôle du secteur industriel dans la lutte contre le chômage, le Premier ministre a rappelé que "toute la bataille du pays tourne autour de la création d’emploi".

Il a reconnu, à cet effet, que le premier trimestre de l’année en cours a enregistré la création de prés de 3.000 nouveaux emplois par l’ensemble des entreprises relevant des différentes SGP.

Selon des chiffres présentés lors de cette réunion, le secteur public marchand est composé de 26 SGP, 15 EPE non affiliées, 70 groupes et 668 entreprises qui relèvent des secteurs des finances, de l’énergie et des mines.

Le portefeuille de ces entreprises a réalisé au cours du premier trimestre 2013 une croissance de 5,3% de son chiffre d’affaires et une hausse de 9% de la valeur ajoutée.

 

ALGER- Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a instruit jeudi à Alger les responsables des entreprises publiques relevant des Sociétés de gestion des participations de l’Etat (SGP) à faire "l’effort nécessaire" pour se conformer davantage aux orientations du programme du gouvernement en matière de création d’emplois et de richesses.

 « Le moment est arrivé pour se dire la vérité et affronter la réalité économique du pays : sortir de la dépendance envers les hydrocarbures et améliorer la croissance hors ce secteur", a déclaré M. Sellal lors d’une réunion avec les présidents de directoires des SGP, en présence de plusieurs membres du gouvernement.

Le secteur industriel public "n’évolue pas comme le souhaite le gouvernement", a-t-il cependant déploré en rappelant l’énorme effort financier engagé par l’Etat ces deux dernières années pour l’assainissement financier des EPE (Entreprises publiques économiques).

"Beaucoup d’argent a été dépensé mais les indicateurs de gestion des entreprises publiques restent en deçà de nos attentes", a-t-il regretté.

Et comme le "problème" des entreprises publiques n’est pas désormais un problème de financement ces dernières devraient impérativement s’orienter de plus en plus vers le partenariat étranger pour acquérir le management et le savoir-faire nécessaires à leur développement, a recommandé le Premier ministre.

M. Sellal n’a pas manqué tout de même de saluer les performances réalisées par le secteur public marchand durant le premier trimestre de l’année en cours. Ce secteur a réalisé en effet une croissance de 5,3% du chiffre d’affaires et 9% de la valeur ajoutée et contribué à la création de 3.000 emplois.

Le secteur public marchand en Algérie est composé, outre les entreprises des secteurs des finances, de l’énergie et des télécommunications, de 26 SGP, 15 EPE non affiliées, 70 groupes et 668 entreprises selon les données officielles obtenues par l’APS.

La réunion avec les présidents des SGP s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en oeuvre des orientations du programme d’actions du gouvernement. Il est notamment question d’évaluer les résultats déjà réalisés et prendre des décisions afin d’améliorer la production et la mise à niveau du secteur public économique.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article