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Publié par Saoudi Abdelaziz

Rassemblement du comité de soutien des syndicalistes de la justice

 

Par Malika Ben

 

Le rassemblement du comité de suivi et de soutien aux grévistes de la faim dont la santé se dégrade au fil des jours, n’aura duré qu’une quinzaine de minutes. Juste le temps de se regrouper enfin et de scander à tue-tête : “Sauvez les grévistes de la faim”, “La mort approche et le ministère tergiverse” ou encore “Quelle honte ministère sans décision !”

En fait, les fonctionnaires de la justice et les représentants d’associations qui ont répondu à l’appel du comité du Snapap se sont livrés pendant plus d’une heure au jeu du chat et de la souris avec les policiers. Le comité qui a tenu secret le lieu de la tenue du rassemblement de jeudi a finalement eu du mal à échapper aux filets des forces de l’ordre. “Nous avions pensé à un rassemblement devant la Maison de la presse mais en cas de présence policière, nous irons à la place de la Concorde du 1er-Mai”, nous informe la SG du Snapap. Hélas, des comités d’accueil les attendaient au niveau des deux endroits ciblés.

Les manifestants se sont postés entre le siège de la Maison de la presse et la place de la Concorde. Des policiers aux aguets font des allers-retours entre les deux endroits. Voulant coûte que coûte tenir leur sit-in, les manifestants ont décidé de se rassembler non loin de la place de la Concorde. Ils n’auront droit finalement qu’à quelques minutes. Des policiers arrivent et leur intiment l’ordre de partir. Les manifestants s’exécutent : “Nous avons tenu notre rassemblement, nous allons donc partir.” Les instructions que les policiers venaient de recevoir étaient claires : il fallait leur trouver un moyen de transport pour les chasser des lieux. Exécution ! Les policiers escortent les manifestants jusqu’aux stations de bus de la place du 1er-Mai pour les faire embarquer dans des bus à destination de Dar El-Beïda. Habitués aux répressions et autres intimidations policières, les syndicalistes du Snapap et ceux du secteur de la justice ont probablement été beaucoup plus marqués par “la démission” des fonctionnaires de ce département d’un combat qu’ils ont pourtant lancé tous ensemble.

 

Malika Ben, 19 mai 2012. Liberté

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