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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Malgré la réélection de Barack Obama, Israël restera un Etat qu'on devra ménager et dans les affaires intérieures duquel il faudra éviter de s'immiscer, prévient Ha'Aretz.

 

 

 

     

 

Par Tzvi Barel ,  7 novembre 2012

 



 

 

Tous les efforts d’Israël vont tendre une fois de plus à convaincre le président américain qu’Israël est un atout stratégique au Moyen-Orient. Certes, Israël est une puissance occupante, frappée du sceau du racisme et – à l’instar de ses voisins – incapable de séparer religion et Etat.

Le président américain va présenter des solutions pour l’Afghanistan, exprimer son mécontentement face au carnage qui se déroule en Syrie, embrasser le roi d’Arabie Saoudite, menacer l’Iran et promettre à Israël une alliance éternelle. La routine, en quelque sorte.

Cette même routine qui va voir tant de naïfs en Israël espérer que l’administration américaine fasse "quelque chose” pour le processus de paix, alors que, une fois de plus, Washington se contentera sans doute de convoquer chaque partie, avant de se replier dans une position d’observateur ne pouvant intervenir dans les affaires d’une démocratie [Israël].


 

Israël membre de "l'axe de la courtoisie"


 

La démocratie est pourtant une question marginale pour une administration qui divise désormais le monde en quatre axes : “l’axe des membres du club” (Union européenne et membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ; “l’axe de l’indifférence” (la plupart des pays africains, qui peuvent s’entre-déchirer sans préoccuper outre mesure Washington) ; “l’axe de la punition” (les pays où les Etats-Unis font ce qui leur plaît) ; enfin, “l’axe de la courtoisie”, un tiers-monde qui comprend des pays comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït et la Jordanie, et auquel la Turquie et Israël peuvent être ajoutés.

Il n’est pas indiqué de s'immiscer dans les “affaires intérieures” de ces pays, mais plutôt de leur demander des faveurs. Grâce au poids électoral des Juifs américains, Israël est considéré comme faisant partie de l’axe de la courtoisie. Sans le vote juif [70 % des Juifs américains ont voté Obama], Israël serait depuis longtemps rangé dans la catégorie des pays qui nuisent aux intérêts américains au Moyen-Orient.

 

Tzvi Barel ,7 novembre 2012. Ha'Aretz (Tel-Aviv)

 

Publié dans Courrier international

 

 

 

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