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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

La Chronique du Condjador (55)

 

 

27 juin 2012

 

 

 

 

Lettre à Kamel Chami, nouveau président de la Chambre de la pêche de Jijel

 

 

 

 

Demain 28 juin vous allez assister à l’élection du président de la Chambre national de la pêche. J’aimerais vous donner mon avis de marin.

 

 

Ils vont essayer de vous avoir, ceux de la haut, ceux du ministère et ceux de la chambre nationale de la pêche, ils vont vous utiliser comme du maquillage de façade pour arriver à leurs fin, c'est-à-dire garder le monopole. Leur technique se résume à faire bouger les choses à certains moments pour qu’elles ne bougent pas plus sérieusement dans l’avenir, sans leur accord.

 

 

Tous les Kamel Chami des ports de pêche de la côte algérienne croient qu’ils sont la transition vers un ordre nouveau pour la pêche et les espérances des armateurs. Avec quelques miettes au passage pour les marins.

 

 

 Kamel, comme vous l’avez dit vous-même et à haute voix à l’assemblée mixte qui a réuni les armateurs, les raïs et les marins au port de Boudis : « Ceux qui croient que les marins sont ignorants et sans culture se font une fausse image ».

 

 

Ya’l nouveau président, ta candidature n’est pas l’effet d’un hasard.  

 

 

Avec d’autres représentants des professionnels  des ports, vous avez été introduits dans ces chambres de la pêche, rien que pour donner de la légitimité à ceux qui tirent les ficelles de là-haut  et dans vos propres willayas. Vous le savez : pour vous faire écouter dans l’intérêt de la pêche à Jijel, n’aurez de poids que si vous recourrez à la désobéissance civile, ne plus payer les impôts et tout qui ce qui suit. Vous êtes toujours soumis à la dictature de la direction de la pêche, là où ils vous ont donné une pièce de bureau dans l’immeuble qu’ils occupent.

 

 

Demain, vous aller découvrir le pot au rose : vous les présidents des chambres de la pêche de l’Algérie, vous n’êtes rien que khadra fouk’acha,  du décor.

 

 

Demain 28 juin 2012, jour de l’élection du président du bureau national des Chambres de pêches, je peux vous assurer que le candidat est déjà près, élu dans les coulisses du ministère de la pêche.

 

 

Il ne vous restera qu’à taper dans les mains, sarfak, sarfak.

 

 

Le système économique continue sa méchanceté dans ce jeu théâtral. Il fait comme le mérou, il laisse venir sa proie tout près jusqu’à son trou et il la gobe. Il ne se casse pas la tête à aller chercher sa nourriture

 

 

 

J’ai vécu ce scénario pendant l’élection du président du bureau fédéral de l’Ecologie qui s’est tenu à Jijel, il y a quelques années. Le président préparé par l’autorité, ne connais rien à l’écologie, il n’a même pas réussi à élever deux perruches : sa femme nous a raconté qu’il les a laissé mourir de faim et de soif pour aller assister à son élection! Cette personne est soutenue directement par les hommes de l’ombre, chargés d’orienter les projecteurs,  pendant qu’il remplit sa fonction de hadar sidi.

 

 

 

Le Condjador, Jijel, 24 juin 2012

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