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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Alimenté par l’article, visiblement télécommandé, de Aziz Zemouri dans le Point, la campagne pour faire valoir l’article 88 de la constitution permettant de déposer le chef de l'Etat pour "incapacité", enfle.

 

On peut lire dans le Matin-dz, en début d’après-midi de ce dimanche :

« Ce qui est sûr, c'est que la communication autour de l'état de santé du président algérien tourne à la lutte des clans. Deux quotidiens dirigés par un ex-officier de l'armée, Aboud Hichem, ont été interdits de parution pour avoir publié deux pages, dont la Une, sur l'état de santé du président, annonçant notamment qu'il serait revenu en Algérie dans un état "comateux" après une "détérioration" de son état de santé". Hichem Aboud, dont on sait qu'il est alimenté en informations par une branche du DRS (services de renseignements algériens) avec lesquels il reste toujours en affaires, dit pourtant avoir des "sources médicales françaises et des proches de la présidence algérienne." Cela n'empêche pas la saisie des deux journaux à l'imprimerie, sur instruction du ministère de la Communication ».

« Qui a intérêt à freiner les informations sur le sujet et qui a intérêt à propager des rumeurs ?  s’interroge naïvement le journal qui conclut : « Les questions ne devraient pas tarder à avoir leur réponse ».

 

Deux heures plus tard, El Watan publie une dépêche de l’APS qui venait de tomber : Le parquet général près la cour d'Alger a ordonné des poursuites judiciaires à l'encontre d'Aboud Hichem. La dépêche précise le motif de ces poursuites énoncé dans le communiqué du parquet : « Suite aux propos tendancieux tenus sur certaines chaînes d'information étrangères, dont France 24, par le dénommé Aboud Hichem, sur l'état de santé du président de la République selon lesquels il se serait dégradé allant jusqu'à déclarer que le chef de l'Etat serait dans un état comateux, et compte tenu de l'impact négatif direct de ces rumeurs sur l'opinion publique nationale et internationale et eu égard au caractère pénal de ces propos infondés, le parquet général près la cour d'Alger a ordonné des poursuites judiciaires à l'encontre du concerné pour atteinte à la sécurité de l'Etat, à l'unité nationale et à la stabilité et au bon fonctionnement des institutions".

A suivre…

 

Synthèse blog, 19 mai 2013

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