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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

 

 

 

Dans le blog "Algerie-infos" de Saoudi, est exposée une intéressante confrontation des thèmes médiatiques mis en avant par les forces qui s’affrontent dans une espèce de guerre de succession et de leadership dans le cadre du système actuel.

 

Pendant ce temps, en arrière- plan des rivalités feutrées ou féroces dans les hautes sphères, se poursuivent les éternelles tentatives récurrentes du régime pour mettre hors-jeu la société, les travailleurs et leurs syndicats, les chômeurs, la jeunesse, les courants et forces nationales, démocratiques et sociales.

 

Les deux structures gouvernantes commettent de façon consensuelle l’erreur néfaste pour la nation de perpétuer sous des formes à peine plus subtiles les méthodes classiques de la répression, de la division, de la corruption et de la manipulation, qui ont mis l’Algérie à genoux et compromettent son redressement.

 

C’est au comportement envers ces maux de l’Algérie indépendante et les problèmes de fond économiques et politiques, et non pas à travers les joutes médiatiques des clans du sérail que l’opinion et le pays profond gagnent à interpréter les opaques enjeux de pouvoir actuels.

 

L’interprétation des "printemps arabes" (qu’il serait plus juste de qualifier de tempêtes arabes) est un des enjeux des confrontations médiatiques. De grandes confusions sont enregistrées, non par hasard, dans la prise en compte de deux facteurs qui sont à l’œuvre de façon antagoniste dans ces tempêtes : d’un côté l’ aspiration profonde et légitime des peuples au changement démocratique et social et de l’autre les interventions impérialistes et néocolonialistes directes ou subversives.

Réduire les processus en cours à l’un ou l’autre de ces facteurs ou invoquer à juste titre l’un d’eux pour nier l’autre est l’erreur fatale.
Tenir compte de leur imbrication dialectique pour élever la vigilance et la mobilisation démocratique, sociale et pacifique des peuples et des Etats est la voie la plus porteuse d’avenir. Les mouvements populaires pour mettre fin aux systèmes dictatoriaux n’instaurent pas automatiquement la démocratie, ils ouvrent la voie à une nouvelle et nécessaire phase acharnée de luttes démocratiques, sociales et contre l’emprise impérialiste.

 

En témoignent de façon diversifiée aussi bien les luttes en cours en Tunisie et en Egypte, avec leur contre-exemple tragique de Libye et de Syrie, cependant que le lourd marasme algérien ou marocain incite plus que jamais les peuples et les Etats à mieux articuler les vives aspirations démocratiques et sociales avec la résistance aux fauteurs de déstabilisation et de nouvelles guerres coloniales.

 

29 mai 2013. Socialgerie

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