Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

L'intérieur du consulat américain à Benghazi, le 13 septembre 2012, deux jours après une attaque

DR-Gianluigi Guercia. consulat américain à Benghazi, le 13 septembre 2012, deux jours après

  

 

 

Par Saoudi Abdelaziz

 

 

Dans leur cagnotte commune de recettes expérimentées pour contrer les luttes de libération nationale ou discréditer les mouvements d’émancipation contre la domination, les services de protection de l’ordre établi, menant l’actuelle "lutte anti-terroriste" rivalisent dans les remakes ou les trouvailles. Notamment dans l’infiltration et la manipulation de « fanatiques » en vue  de les pousser à de vrais faux attentats. Le but est d’épouvanter et d’assagir médiatiquement

les opinions publiques. Et accessoirement de gonfler les budgets de maintien de l’ordre. Ces projets d’attentats, contrôlés par les services, sont le plus souvent déjoués à temps, mais pas toujours, car des fanatiques ayant perdu tout sens logique peuvent aussi s’avérer incontrôlables.

 

 

 

A propos de Mohamed Merah, un ami d’une missa jijélienne qui aime les raccourcis sémantiques m’expliquait : « El Barma n’kelbet ala el’keskass ».

 

 

 

La secrétaire d’Etat Hillary Clinton sera entendue la semaine prochaine par la commission parlementaire mise en place afin de découvrir ce qu’il s’est passé à Benghazi, le 11 septembre dernier, entraînant la mort de l’ambassadeur Christopher Stevens. Les explications livrées par le gouvernement –qui avait dans un premier temps affirmé qu’il ne s’agissait que d’émeutes spontanées en réaction au film islamophobe L’innocence des musulmans- ont été mises à mal par la publication d’un rapport affirmant qu’il s’agissait en réalité d’une attaque préméditée.

 

 

Dans un article du blog le 28 août 2011, nous écrivions : « Les apprentis sorciers de la Communauté internationale du renseignement pourraient être tentés de durcir la résistance à la montée des peuples, en utilisant secrètement le terrorisme au service des intérêts conjugués de la politique du Grand orient et du virage néolibéral. Leurs points d’appui dans la nébuleuse terroristes sont en effet capables de tourner les capacités de nuisance, vers les Apostats souverainistes arabes ennemis du Khalifa devenus la cible commune, après la chute du « Grand Satan Soviétique ». La mort, en temps utile, de Ben Laden peut servir à favoriser cette adaptation conceptuelle ».

 

 

Hillary Clinton dans son communiqué du 26 août 2011, à propos des rebelles libyens victorieux, affirme : « Nous allons les observer pour s'assurer que la Libye remplit ses responsabilités en matière de traités, qu'elle s'assure que ses stocks d'armes ne menacent pas ses voisins ou tombent entre de mauvaises mains et qu'elle se montre ferme face à la violence extrémiste».

 

 

L’alliance entre l’intégriste armé et l’Occident n’est pas nouvelle. En Libye comme en Syrie, cette ligne de conduite est déjà effective confidentiellement sur le terrain. Les Etats-Unis et l’Otan ont-ils choisi de renouer avec leur politique afghane de la fin des années 70, consistant à s’appuyer sur l’intégrisme armé de Ben Laden pour combattre « l’ennemi principal » de l’époque, l’Union soviétique.

 

 

Un an après cette déclaration rassurante d’Hillary Clinton sur la Libye, des djihadistes ont assassiné, en Libye, l l’ambassadeur américain et quatre autres fonctionnaires des services secrets.

 

 

Parlant du rôle des Américains dans le mouvement en cours dans les pays du Machrek et du Maghreb, Philip Gordon, un des adjoint d'Hillary Clinton, disait le 27 octobre 2011, au cours d’une réunion d’expert à Washington: « On n'en a choisi ni le lieu ni le moment. On essaie de le soutenir, mais on se met le doigt dans l'œil si l'on pense que nous pouvons le contrôler».

 

 

 

 

Saoudi Abdelaziz, 10 décembre 2012

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article