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Publié par Saoudi Abdelaziz

La campagne des élections législatives a été marquée par l’expectative et la méfiance, révélées non seulement par les sondages confidentiels, mais aussi par l’indifférence populaire ouverte affichée à l’égard de la campagne électorale.

Le président s’est  impliqué fortement dans la bataille électorale, rompant avec la distance physique adoptée jusque là dans la conduite de ses "réformes". Depuis l’appel pressant d’Arzew jusqu’à la supplique de Sétif, la veille du scrutin, il s’est jeté corps et âme dans la bataille.

Par la force des choses, les élections du 10 mai ont pris un autre caractère, qui a un rapport direct avec la fonction présidentielle.

 L’abstention radicale aurait conduit, logiquement, à un désaveu direct du président, et à sa démission, s’il avait du nif- ce qu’on ne peut pas lui dénier. Le président Bouteflika, à deux ans de la fin de son mandat, a sans doute échappé de peu au désastre politique.

Bien que non majoritaire, une partie non négligeable des Algériens a joué le jeu. Il faut au moins compter 10% de tricherie dans les chiffres du ministère de l’intérieur, mais il est incontestable que, par delà les législatives, de nombreux Algériens, notamment parmi les catégories mûries par l’âge et l’expérience, ont accordé, de manière très mesurée, au chef de l’Etat, une sorte de 4èmemandat impératif de repêchage pour les deux années à venir.

 Saoudi Abdelaziz, 12 mai 2012

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