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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Le licenciement abusif est l’arme principale des employeurs : pour réduire les effectifs en vue d’accroître les profits ; pour éloigner les salariés qui n’ont pas un comportement suffisamment soumis ; pour régler des comptes. Ou pour briser la volonté d’un collectif qui veut s’organiser et choisit ses représentants en vue d’imposer le respect de la loi dans les relations professionnelles. Les salariés de plus en plus nombreux demandent des relations fondées sur l’Etat de droit et le respect du code du travail. De nombreuses enquêtes ont révélé que le droit syndical n’est quasiment pas respecté dans le secteur privé. Dans de trop nombreuses entreprises publiques, il est détourné par une bureaucratie syndicale inféodée à l’employeur.

Le Snapap prévoit de déposer une plainte auprès de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour dénoncer les licenciements abusifs dans notre pays. Le Snapap demande que la loi soit améliorée et les services de l’Etat  rendus plus efficaces pour rendre plus difficile le recours au licenciement abusif et pour faire appliquer les décisions de justice contre les licencieurs lorsqu’il arrive qu’ils soient condamnés. Compte rendu dans Liberté.

 

 

Défense des travailleurs et syndicalistes licenciés abusivement

 

Un comité national voit le jour

 

 

Par  Malika Ben

 

Cette nouvelle structure, affiliée au Snapap, accompagnera le travailleur licencié dans son combat pour la réintégration.

La fronde sociale a été suivie par divers licenciements notamment de syndicalistes qui sont entraînés dans un véritable parcours de combattant pour une éventuelle réintégration. Le syndicaliste licencié se retrouve seul face à une administration qui bafoue toutes les lois qui régissent la relation de travail et l’exercice syndical. Ce n’est plus le cas désormais ! Un Comité national pour la défense et la protection des travailleurs licenciés vient de voir le jour sous la houlette du Snapap.

Selon le chargé de communication du comité, nombreux sont les licenciés qui, en désespoir de cause, frappent aux portes du Snapap pour un soutien et c’est ainsi que l’urgence de la création de cette structure s’est imposée. Selon Rachid Arkat, le comité “travaille en collaboration avec les syndicats autonomes et la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme pour constituer un dossier sur tous les travailleurs licenciés sans motif. Une plainte sera déposée auprès de l’Organisation internationale du travail (OIT) et les Nations unies, vu que les engagements internationaux, en particulier la convention 98 de l’OIT, ne sont pas respectés par l’Algérie”. Il en veut pour preuve le fait que “ces dernières années, de nombreux représentants de travailleurs et syndicalistes ont été licenciés de manière abusive. Nous citerons le cas de Tchiko Mourad vice-président de la Fédération des agents de la Protection civile, licencié depuis 7 pour avoir dénoncé la corruption et qui n’a toujours pas comparu devant la justice, tous les membres de la Fédération de la justice licenciés verbalement sans notification écrite à la suite d’une grève et le syndicaliste Yacine Zaïd, licencié par son entreprise multinationale Eurest à cause de son engagement à défendre les travailleurs contre l’exploitation des multinationales”. Ceci prouve, si besoin est, pour le comité que “l’administration a failli à sa mission de maintenir la paix sociale”. Le comité interpelle, par ailleurs, “le gouvernement pour la mise en place de nouvelles mesures dissuasives à même d’éradiquer le phénomène de licenciement abusif tel que l’augmentation de l’indemnité de licenciement et la rigueur dans l’application des décisions de justice.”

 

Malika Ben, 19 novembre 2012. Liberté.com

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