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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Station à orchidées à Jijel. 2013

Introduction

 

 

 

 

Il est des rencontres ou des contacts qui peuvent mener vers des chemins inespérés. La dernière fois, il y a deux mois environ, j’ai reçu un message de monsieur Rebbas Khellaf, enseignant au département des sciences de la nature et de la vie de l’université de M’sila. Toutefois, sans le connaître personnellement, j’avais auparavant mentionné dans un article paru sur mon site web, un travail de recherche qu’il avait mené avec un groupe de chercheurs algériens sur le site du Parc National de Taza [1]. Il est également connu pour être l’auteur de la découverte, pour la première fois en Algérie, d’un Ophrys mirabilis[2], espèce endémique de Corse et de Sardaigne jamais répertoriée chez nous et inconnue en Italie [3] et pour ses travaux sur un nouvel taxon reconnu au Centre-Est de l’Algérie (Ophrys funerea ou Ophrys funèbre)[4]. On en reparlera plus en détail prochainement quand on abordera le travail en cours sur les orchidées d’Algérie.

 

 

 

 

 

En haut, Ophrys mirabilis (Ophrys admirable) ;
en bas, Ophrys funerea (Ophrys funèbre). Béni Foughal (Jijel), 11-5-2013

 

 

 

 

 

De ce contact scientifique, on s’est aimablement fait échangé quelques emails, et par ce canal, il m’a envoyé une grande et généreuse documentation concernant ces travaux, ce dont je le remercie toujours. Celle-ci traitait de l’écologie, des plantes médicinales locales et également des orchidées algériennes : sujet auquel il s’est passionné en étudiant particulièrement les orchidées des Grande et Petite Kabylie ; région qu’il a longuement sillonné depuis les forêts et terrains découverts des Parcs Nationaux du Djurdjura et de Gouraya jusqu’aux berges plus humides de la Soummam en passant par Chemini, près de Sidi Aïch, là où il est né. Il a par ailleurs ouvert à travers le web un site dédié à ce sujet [5]. J’ai tout de suite apprécié son excellente recherche botanique et mesuré son aptitude pédagogique pour nous faire connaître de mieux en mieux la flore locale. Doublé de son enclin prononcé à visiter le terrain, qualité rare chez nos universitaires et intellectuels.

 

 

En lisant au début ces articles, puis en analysant attentivement les découvertes et les redécouvertes fantastiques qu’il avait faites, je voulais tout de go y faire un résumé succinct; mais en s’imprégnant amplement du sujet et en consultant d’autres travaux entamés en Algérie, j’ai décidé instinctivement d’élargir mon champ de travail et d’action pour notamment jeter un nouveau regard sur les orchidées algériennes, de plus en plus étonnantes et sensationnelles, pour en préparer ultérieurement un modeste travail. Le texte en préparation sera sans doute édité sur ce même site ou dans un journal algérien [6]. Mon humble et simple but est de faire connaître à nos concitoyens, qui sans doute y seront-ils enthousiasmés ! , ces délicates et merveilleuses plantes et lancer un appel pour leur préservation des aléas de plus en plus grandissants qui les menacent, tout en avouant calmement que je ne serai pas écouté à l’instant.

 

 

Plus pénible pour ma personne et pour nous qui aimons notre pays, lorsque j’ai commencé la rédaction du texte après avoir lu multiples travaux scientifiques qui m’ont été fournis à cet égard et ceux consultables sur Internet ou ceux encore en ma possession, j’ai tout de suite remarqué qu’il existait une grande lacune concernant notre région que j’ai nommé : « hiatus biogéographique de la Kabylie Orientale». En effet, la région de Skikda, Annaba et Tarf ont été depuis les années 90 couvertes par l’équipe de Gérard de Bélair et Errol Véla ; celle de Grande Kabylie et Petite Kabylie Occidentale par Khellaf Rebbas et probablement assez souvent par Errol Véla. Manquait donc que la Kabylie Orientale, néanmoins si riche et si diversifiée, pour compléter le palpitant « tableau orchidal » du secteur dit numidien. Ce constat est tout autant valable pour les autres types de recherche sur le vivant. Pourtant, c’est dans ses contrées dont certaines sont restées presque inaccessibles, comme aux Babors et à Guerrouche, qu’a été reconnue l’espèce d’orchidée endémique Dactylorhiza maculata subsp battandieri , et semblablement là où l’on avait découvert le seul oiseau endémique de l’Algérie :la sitelle Kabyle (Sitta Ledanti vileillard). Ce sont ces oublis qui m’ont poussé à débuter des travaux sur les orchidaceae de Jijel et y jeter dans un début un premier regard qui ne sera que très attentionné !

 

 

Commence alors pour ma personne une série de prospections printanières et une quête de photographies d’orchidées. Cela tombait à merveille, j’aime la photographie et sa pratique est indispensable pour s’étaler sur le sujet que l’on désire à présent traiter, examiner ou maîtriser. Pour vous dire déjà, j’ai été ébloui par le passé par les macros et microphotographies prises lors d’un concours organisé par la revue Science& Vie et où l’on avait dans des numéros antérieurs expliqué la technique photographique. Cela m’a servi et me sert encore maintenant bien que le numérique en a facilité la prise de vue. Un jour vraisemblablement, l’on débattra sur ce site, de la problématique de l’approche photographique des fleurs d’orchidées.

Contexte jijelien

 

 

 

Au cours de mes randonnées et visites sur terrain, lors de prospections archéologiques, je suis souvent mené à m'intéresser aux plantes et animaux que je rencontre et que je photographie à tout bout de champ, croyant utilement qu'un jour ces images serviront à la recherche locale. Je m'intéresse également à la géologie du pays et à ces roches. Grâce à cette curiosité, en envoyant une photo à Rebbas K. que j'ai prise près de la banlieue de Jijel en mars 2012, il l'a vite authentifié comme étant un Ophrys fusca. C'était ma première orchidée jijelienne. Puis il ajouta encore pour moi un Serapias strictiflora, espèce d'un autre genre d'orchidée, que j'ai observée en avril 2013 dans des formations gréseuses à l'ouest de Jijel.

 

 

Puis chaque week-end, je m'"envolais" en montagne, pour ce qui nous reste, à la recherche d'"altitude orchidale" (...)

 

 

Lire la suite dans Jijel-archeo

 

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