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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Affiches et flyers jonchent le sol. Des quantités impressionnantes de papier utilisées lors de la campagne recouvrent les rues de la ville.

 

Après un mois totalement dévoué aux meetings, aux tournées de proximité, à l'affichage sauvage... la vie a repris son cours normal. Caractérisé par un affichage anarchique, les villes et villages de la wilaya gardent les stigmates d'un comportement indigne de candidats et de partis qui postulaient des sièges au Parlement. Les abribus, les murs, les pylônes électriques... sont couverts de lambeaux d'affiches qui agressent la vue.

«Combien doit débourser le contribuable pour effacer ces traces?» s'est demandé un citoyen. Certains partis et à leur tête les grands vainqueurs, ont utilisé de la peinture pour inscrire des graffitis et des appels à voter pour leurs candidats. Même les lieux retenus pour le vote, les bureaux précisément, ont subi des dégâts.

Dans l'ensemble des écoles qui ont servi de centres de vote et de bureaux de vote, les élèves ont découvert des classes sales, des bulletins éparpillés partout, des restes de nourriture. Les enseignantes et le personnel de l'école ont été obligés de laisser les élèves dans la cour et se sont mobilisés pour nettoyer les classes et remettre les tables à leur place. Cette situation a énervé même les parents.

«Normalement, les organisateurs devaient remettre les lieux en l'état et nettoyer tout avant le retour des élèves», nous confiera un parent. En marge de cette situation, les commentaires concernant les résultats sont devenus le centre de discussions. Les participants crient à la fraude. Pour bon nombre de citoyens, cette réaction reste logique. «Même en football quand une équipe perd, elle accuse l'arbitre», nous dira un partisan du FLN. Pour un autre interlocuteur, leur participation comme «lièvres» est la faute qu'il ne fallait pas commettre.

«Bien fait pour eux, ils voulaient tous devenir des députés parce qu'attirés par l'appât du gain facile», nous dira un membre actif du mouvement associatif local. Parmi les perdants, certains envisagent déjà les locales où le vote sera, selon eux, un élan pour démentir ce qui vient de se passer et ce résultat inattendu. «Les prochaines locales sont une occasion pour les citoyens qui ont boudé les législatives pour prouver qu'il y a eu fraude», nous a affirmé un candidat vaincu.

Hier, seule une permanence du FLN avait gardé ses portes ouvertes. Le local, un ex-taxiphone appartient à un heureux élu.

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