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Publié par Saoudi Abdelaziz

Comme  ce fut le cas en Egypte, des membres des services de renseignement et de hauts gradés de l’armée appartenant à des institutions dominant le pouvoir d’Etat, ont servi, depuis le début des années 80, de catalyseurs à la constitution des conglomérats, non seulement celui de Khalifa ou celui de M. Rebrab, mais aussi des autres pôles oligarchiques, à coloration islamique.

Khalifa avait voulu voler prématurément de ses propres ailes, il a manifesté de l’impatience en matière de libéralisation ; les autres jouent aujourd’hui le même rôle pour accélérer le virage néolibéral, y compris à coloration islamique, mais en obéissant tous, plus prudemment, au rythme politique qu’imposent les décideurs qui les protègent, en fonction des rapports de forces entre les clans concurrents.

Le gros patronat algérien est l’enfant de la prédation, à partir de laquelle il a pu réaliser son accumulation primitive du capital. Laissée à sa conduite, la reproduction élargie de ce capital ne pourra s’effectuer que dans le cadre du modèle compradore néocolonial, qui a façonné son enfance et sa croissance.

Les gros circuits privés ont été les instruments du blanchiment de l’argent de la prédation, y compris d’ailleurs à l’étranger où cet argent a, par exemple, permis l’acquisition d’une part importante de l’immobilier hôtelier en région parisienne, acquisition impulsée à partir des années 80. L’Etat français se garderait bien "d’enquêter" sur ces investissements, et d’autres, qui arrangent bien l’économie touristique française encore en mal d’équipements rénovés, vue l’afflux touristique considérable.

Sur la question de l’importation de la friperie, le gouvernement et les partis dominant le parlement ont cédé aux pressions des conglomérats. Et il n’est pas impossible que M. Ouyahia cède bientôt aux dictats du cartel des gros importateurs de médicaments. Sur la friperie, le FCE et M. Rebrab, lui-même importateur de voiture de tourisme, c’est le silence général, alors que la dénonciation a été virulente contre « les augmentations de salaires qui conduisent à l’augmentation des importations ».

Pourtant, il y a du pain sur la planche pour les investisseurs soucieux de développer la production nationale. La tendance à la baisse de la production industrielle s’est aggravée de 12, 2% dans le textile, au cours du premier trimestre 2011, selon l’Office des statistiques. Amar Takjout, responsables de la fédération syndicale des textiles et cuirs et peaux s’en était indigné : «La levée de l’interdiction de l’importation de la friperie est un acte scandaleux. Les membres de l’Assemblée nationale sont censés soutenir la création d’entreprises dans leurs régions respectives, trouver des solutions à l’évasion fiscale, soutenir et défendre des projets à caractère social, encourager la production nationale génératrice de richesses et créatrice d’emplois. Mais ils ne sont pas censés défendre l’importation de la friperie». Pour lui cette disposition sert les intérêts des «barons de l’import et de la fraude».

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