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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Tariq Ramadan dans l'article Horreurs en Egypte: dire et répéter fait cette observation sur son blog: "Les femmes et les hommes qui ont manifesté pendant plus de cinq semaines ont été présentés comme des "pro-Morsi", essentiellement membres des Frères Musulmans. Or cette nomination est fausse, réductrice et mensongère : ce sont les médias d’Etat qui répètent ces contre-vérités et 80% des agences de presse occidentales reprennent ces qualificatifs. Or, les manifestants se sont unis sous la bannière des "anti-coup d’Etat" et il y a parmi eux des femmes et des hommes qui n’appartiennent pas aux Frères Musulmans et qui ne sont ni salafistes ni islamistes. Certains sont de jeunes bloggeurs, des laïques et des coptes".

 

 

K. Selim, dans son éditorial Le retour sanglant du système,écrit ce matin dans Le Quotidien d'Oran: "Les centaines de milliers de manifestants contre le coup d'Etat ne sont pas des terroristes, ils sont une partie significative du pays. Et ils ne sont pas réductibles aux Frères musulmans. Le vieux système militaro-policier égyptien cherche, au nom d'une lecture sécuritaire de la crise, à rétablir une autorité ébréchée".

 

 

Le quotidien libanais L'Orient le jour, analyse la proclamation du roi Abdallah apportant son soutien au pouvoir égyptien "face au terrorisme" et appelant « les Égyptiens, les Arabes et les musulmans à s’opposer à tous ceux qui tentent de déstabiliser l’Égypte. Le journal cite Stéphane Lacroix, professeur à l’Institut des sciences politiques de Paris et spécialiste des Frères musulman qui affirme: « Ces monarchies estiment que leur intérêt est d’avoir plutôt des dictatures que des régimes démocratiques qui sont trop instables et imprévisibles à leurs yeux ». Ce que Riyad n’a pas pardonné à la confrérie, c’est son flirt avec l’Iran chiite, principal rival du royaume sunnite au Moyen-Orient. « Les Frères n’ont jamais été hostiles à des relations avec l’Iran chiite alors que pour les Saoudiens, c’est une ligne rouge tant du point de vue de l’orthodoxie sunnite que pour des raisons de géopolitique régionale », estime M. Lacroix. « Les deux pays se battent pour la suprématie dans la région et pour Riyad, Téhéran est l’adversaire numéro un », ajoute-t-il.

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