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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Dans un communiqué clôturant la réunion de son secrétariat national, le RCD estime que le rejet par le ministre de l'Intérieur de la proposition des 19 partis politiques et personnalités, d'une commission indépendante pour suivre le scrutin présidentiel «n'est ni une surprise ni une raison pour y renoncer». Le RCD réitère ses «préalables» politiques dont celui de la « dissolution de la police politique» qui «doit être une réalité tangible, portée à la connaissance de l'opinion publique et dont les incidences soient vérifiables dans la pratique politique quotidienne, au lieu d'être réduite à des effets d'annonce».

 

 

Boudjemâa Haichour membre du Comité Central du Parti FLN. "Si Mohamed Khider et puis Ahmed Benbella ont géré le FLN en tant que Parti, le 19 Juin 1965 a remis au goût la dénomination d'appareil du FLN, laissant le Conseil de la Révolution détenteur de tous les pouvoirs, donnant procuration à un responsable de l'appareil de gérer les rouages et les structures du Parti.
Depuis cette période, malgré la tenue de son 4ème Congrès le Parti FLN a continué d'être le cadre de légitimation du pouvoir en place. Seule fois où le FLN à la faveur des événements d'Octobre 1988 lorsque feu Si Abdelhamid Mehri devenant SG, a émis le vœu de ne plus légitimer en termes politiques les régimes en place et ne plus être comptable de la gestion dont il n'est pas décideur. Mais cette position lui a valu un coup d'Etat scientifique dont les sous traitant sont restés en place à ce jour".


Kharroubi Habib. "L'esquisse de rapprochement entre partis et personnalités d'opposition qui s'est produite lundi dernier donne à penser qu'une partie de la classe politique a compris qu'il est vain pour les adversaires du pouvoir en place d'ambitionner de peser sur lui en rangs dispersés. L'initiative unitaire de la semaine dernière a certes été rejetée par ce pouvoir mais en ayant rassemblé sur elle autant d'acteurs politiques. Elle a incontestablement donné du crédit aux soupçons qui entourent ses intentions pour l'élection présidentielle. D'où la nécessité pour l'opposition de ne pas baisser les bras et d'augmenter sa pression unitaire sur le pouvoir en vue de le contraindre au respect de ses engagements".

 

 

L'avis d'un ancien chef espion français, Alain Chouet, ancien directeur du renseignement de la sécurité de la Direction Générale du Renseignement extérieur.

"Les « apparatchiks momifiés » ne sont pas un obstacle à une désignation consensuelle par l’appareil du FLN au sein duquel les négociations vont bon train sur fond de confusion et d’incertitudes sur le partage de la rente pétrolière et gazière, cœur du pouvoir. Tout cela se traduit d’abord par de l’attentisme, chacun espérant que les autres découvrent leur jeu. Les propositions conservatrices de l’ordre établi sont donc pour l’instant les plus dominantes : report des présidentielles, renouvellement de la candidature Bouteflika, appel aux « anciens » (Zeroual, Guennaïzia, etc.), émergence de candidatures farfelues ou exotiques… Ce sont là autant de faux-fuyants qui ne visent qu’à amener la concurrence à découvrir son jeu pour mieux le contrer. C’est ainsi que ceux qui partent trop tôt, comme Ahmed Benbitour (1), concentrent sur eux les feux de leurs rivaux et s’épuisent vite.
Quant à savoir quels sont les détenteurs du pouvoir à Alger, cela relève du jeu de bonneteau… Le pouvoir en Algérie résulte d’un jeu oligarchique complexe de rapports de puissance, d’alliances mouvantes, de clientélisme et de chausse-trappes entre le haut commandement militaire, les caciques du FLN et quelques entrepreneurs entreprenants.
Selon toute probabilité et en fonction des pratiques locales, le paysage ne s’éclaircira que quelques jours avant l’échéance sauf si l’une des parties, s’estimant lésée, joue la carte d’un désordre toujours facile à susciter en Algérie."

 

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