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Publié par Saoudi Abdelaziz

Après l'organisation du 5e congrès national

 

Remous au sein du Snapap


Les membres du Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (Snapap) des wilayas de Béjaïa, Tizi Ouzou, Sétif et Alger, dénoncent  la tenue du 5e congrès du syndicat à l'issue duquel a été réélu le candidat unique Rachid Malaoui à la tête de l'organisation. Dans un communiqué rendu public, ces syndicalistes disent rejeter «les résolutions du congrès pour de multiples raisons, particulièrement le non-respect des dispositions du statut».

 

Ils protestent aussi contre l'entame à leur insu des travaux prévue vendredi à partir de 9 h et non pas jeudi à 19 h à la maison des syndicats à Dar-El-Beida, à Alger. Les travaux du congrès de deux jours ont commencé une journée à l'avance, soit avant «l'arrivée des véritables congressistes et sans qu'ils soient informés».

Les protestataires estiment que plusieurs ordonnances du statut du syndicat n'ont pas été respectées, notamment «la désignation des congressistes de wilayas au prorata du nombre d'adhérents, la convocation du conseil national pour fixer la date du congrès, ainsi que la convocation du congrès et la remise des documents de travail, dans le délai de 45 jours tel que prévu».

Les congressistes s'élèvent aussi contre la non- convocation d'un nombre important de chômeurs et de travailleurs du pré-emploi qui ne peuvent être structurés dans le Snapap, alors qu'ils ont participé activement aux travaux  et au vote lors du congrès.

 

Ils dénoncent, en outre, l'interdiction d'accès à la salle signifiée à plusieurs congressistes, dont le secrétaire national aux libertés syndicales et des relations, le président du conseil national du secteur des communaux, les membres de droit du bureau de la wilaya d'Alger ainsi que les congressistes ayant participé aux deux congrès régionaux. Selon le communiqué, les organisateurs du congrès ont même opéré une tentative de création d'un mouvement de redressement dans certains bureaux de wilayas, et ce, en convoquant d'autres congressistes que ceux prévus lors des congrès régionaux.

 

Samira A. 2 janvier 2012. Le Temps d’Algérie

 

 

Alors que des représentants de quatre wilayas contestent les travaux du 5e congrès

 

Rachid Malaoui réélu à la tête du Snapap

 

Le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap) a tenu, hier à Alger, son 5e congrès national.

Un congrès à l’issue duquel le président du syndicat, Rachid Malaoui, candidat unique, a été réélu à la tête de l’organisation. C’est ce qu’a annoncé le Snapap dans un communiqué rendu public. «Les participants à ce congrès, qui s’est tenu jeudi et vendredi, ont adopté une plateforme de revendications et une feuille de route pour l’action syndicale durant le prochain mandat», explique le Snapap, précisant que les travaux du congrès ont eu lieu avec la présence des représentants des syndicats autonomes. Toutefois, ce congrès ne s’est pas déroulé sans contestation. Des représentants du Snapap dans les wilayas de Béjaïa, Tizi Ouzou, Sétif et Alger contestent.

 

«Avant ce congrès, il y a eu d’abord l’organisation des congrès régionaux. Ces derniers ont été tenus en présence d’un huissier de justice. Dans le PV de réunion, on a bien dressé la liste des congressistes devant faire le déplacement à Alger. Mais à la veille de ce congrès, la direction a décidé, d’une manière unilatérale, de réduire le nombre des congressistes à 5 par wilaya. Ce qui est contraire au règlement intérieur du syndicat», affirment ces représentants, dont Ali Yahia, président du syndicat des communaux, qui se sont présentés hier à notre rédaction.

 

Selon eux, «la direction du syndicat a piétiné le règlement intérieur et elle les a même empêchés d’assister aux travaux du congrès». «Le congrès devait se tenir les 30 et 31 décembre. Eux (les responsables du Snapap) ont ouvert les travaux le jeudi 29 décembre. En plus, ils ont rempli la salle de gens qui n’ont rien à voir avec le syndicat», dénoncent-ils en précisant qu’ils feront leur rapport «à la base dans chacune des wilayas concernées». «C’est la base qui décidera des actions à mener. Nous, nous ne reconnaîtrons pas ce congrès», ajoutent-ils. Contactés pour avoir leur version des faits, les responsables du Snapap rejettent les accusations des contestataires.

«C’est une désinformation. La commission de préparation du congrès a arrêté le nombre de délégués à 5 par wilaya. Nous avons reçu des représentants de 44 wilayas. Il y avait même des représentants des wilayas où ces gens signalent des contestations», déclare El Hadj Djilani, responsable de communication du Snapap. Pour sa part, Mourad Tshico précise que «Ali Yahia n’a pas été empêché d’assister aux travaux du congrès». «C’est lui qui a refusé d’assister en exigeant la présence des personnes qui n’ont pas la qualité de délégués», explique-t-il. 

R. S., 31 décembre 2011. El Watan
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