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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

(…) Depuis dimanche donc, les travailleurs ont entamé un mouvement de grève pour demander le versement de la prime de rendement individuelle. Mais cette revendication n'est que la goutte qui a fait déborder le vase. D'après l'un des travailleurs, joint hier, «les raisons qui ont poussé les travailleurs à quitter leurs postes de travail, avant-hier à 14h, sont liées plus précisément aux problèmes socioprofessionnels dans lesquels ils exercent quotidiennement. On ne pouvait plus rester silencieux devant de telles injustices. Le directeur continue à mener la vie dure aux employés».

Les travailleurs de l'ex-Orlac, qui ont suspendu leur dernier mouvement de grève le 6 août 2012, pour, disaient-ils, «ne pas pénaliser les consommateurs», réclament toujours les résultats de la commission d'enquête interministérielle, qui s'est déplacée à l'usine suite au débrayage qui avait duré près de cinq mois, entre octobre 2011 et février dernier. Cette commission, faut-il le rappeler, avait pour mission de statuer sur une supposée poudre périmée qui aurait été utilisée par le repreneur. A ce jour, ces résultats ne sont pas connus.

«Nous avons tout fait pour éviter de pénaliser le citoyen, c'est pour cela que nous avons décidé de reprendre le travail en août dernier, en attendant les réponses de la commission d'enquête. Mais comme nous l'avons redouté, la situation n'a fait que se dégrader depuis», ajoute notre interlocuteur.

Durcissement du mouvement, une probabilité
Deux mois après la reprise du travail, les travailleurs qui demeurent attachés à leur revendication, demandent à l'Etat de «faire son travail», et de «rendre justice» aux centaines de pères et mères de familles qui exercent au sein de la laiterie. «Nous ne croyons plus à cette commission d'enquête qui n'a donné aucun résultat.

Ses membres se sont déplacés jusqu'ici et observé l'état des lieux, les méthodes employées par la direction, la poudre qui arrive à son expiration utilisée dans la production. Et malgré tout ça, ses membres sont restés les bras croisés», s'indigne notre source.

Aussi, malgré la suspension de certains syndicalistes meneurs de mouvements, et que l'administration utilisait comme une sorte de menace, cela n'a pas pour autant empêché les travailleurs de l'usine de production de lait et dérivées, de se lever comme un seul homme pour paralyser une fois de plus la production et crier leur ras-le-bol. Enfin, notre source explique que personne ne peut se prononcer à présent à propos de la durée à donner au mouvement.

 

F. B., 24 octobre 2012. Le Temps d’Algérie

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