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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Réhabiliter la dignité du salariat. C’est sans doute l’enjeu qui sous tend des luttes sociales en cours. Les temps sont en effet venus d’aborder collectivement la solution. Faire appel à « un tel » pour obtenir l’emploi ou débloquer une carrière, arrondir les fins de mois difficile par les passe-droits et les échanges de bon procédés : ces pratiques, moyens pour maintenir les salariés dans la passivité ne mènent plus nulle part.

Dans l’exercice du droit de grève dans les conditions actuelles, les salariés doivent tenir compte de nombreux écueils : d’abord l’inertie de l’Ugta, qui demeure la principale organisation syndicale, et ensuite le peu d’empressement des employeurs publics et privés à ouvrir les négociations sur les revendications, comme c’est le cas actuellement à la Poste.

Il y a aussi, parfois, la tendance de certains médias et politiciens, dans la fébrilité BCBG en vogue, à considérer les grèves comme de « vulgaires luttes pour l’estomac », loin des luttes plus « nobles » pour la démocratie.

Rendant compte du déroulement de la grève des postiers, un quotidien de grand tirage n’hésite pas ce matin à écrire et à titrer sur les difficultés des retraités à percevoir leurs pensions : « Cette grève des postiers a été le coup de grâce pour cette frange de la société, qui vivote, cruellement tributaire de cette pension, dérisoire dans la majorité des cas».

Sous d’autres cieux, le discours visant à opposer les usagers des services publics aux salariés en grève est une arme bien rôdée. Est-elle en voie de pénétration dans notre paysage médiatique ?

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