Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

File:Australian infantry small box respirators Ypres 1917.jpg

 

 

 

 

 

Le 22 avril 1915, pendant la Première guerre mondiale, dans le secteur d'Ypres, sur le front des Flandres, les Allemands emploient pour la première fois des obus au gaz asphyxiant contre les tranchées ennemies.  

 

  

 

Cette première attaque chimique massive utilisera 6 000 bouteilles d'acier ouvertes sur place (30 000 selon d'autres auteurs) qui libèrent 180 tonnes de chlore sous forme de nuage dérivant sur les lignes alliées. L'attaque fit environ 10 000 victimes (morts ou hors de combat). À base de chlore, le gaz utilisé sera appelé l'ypérite, d'après le lieu de son premier emploi, ou gaz moutarde d'après son odeur.

 

 

 

  

Le 31 mai 1915, des attaques plus meurtrières se font avec des mélanges chlore-oxyde de carbone ou phosgène (12 000 bouteilles de gaz) sur le front russe, causant environ 9 000 victimes, dont 6 000 morts. Cette même année 1915, la plupart des pays riches lancent une production industrielle de gaz de combat et d'armes chimiques. Par exemple en France, la « Société du Chlore Liquide » construit une usine qui produira industriellement du chlore et ses dérivés afin de fabriquer des armes chimiques.

 

 

 

 

Au lendemain de cette guerre, l'horreur inspirée par ces armes s'est traduite par des dispositions visant leur interdiction dans les traités internationaux, dont notamment l'article 171 du Traité de Versailles et l'article V du Traité relatif à l'emploi des sous-marins et des gaz asphyxiants en temps de guerre. Ces textes prohibent l'usage des gaz toxiques, mais paradoxalement sans en interdire la fabrication et le stockage en masse.

 

 

 

Utilisant cet oubli paradoxal, suggéré sans doute par les puissants complexes militaro-industriels, de nombreux pays ont poursuivi pendant des dizaines d’années des recherches sur les possibilités d'utiliser des produits chimiques dans le cadre militaire. Ils ont donc développé, étudié et stocké des quantités, parfois très importantes, de ces substances toxiques, souvent très délicates à détruire.

 

  

Les industriels de l’armement ont quand même eu l’occasion de fourguer une partie de leurs stocks pendant la guerre Iran-Irak où l'utilisation de ces armes par Saddam Hussein, a fait des milliers de victimes iraniennes, puis irakiennes, lors du bombardement de la ville kurde de Halabja, le 16 mars 1988. l’Europe est la mère de tous les progrès.

 

  

Une convention internationale sur les armes chimiques est entrée en vigueur en 1997. Les pays signataires s'interdisent leur utilisation et promeuvent leur destruction. Fin 2012, seuls les pays suivants n'avaient pas encore ratifié cette convention : Sud Soudan, Angola, Egypte, Israël, Syrie, Somalie, Corée du nord.

 

  

Synthèse blog, 22 avril 2013 

 

 

 

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