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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

Le président équatorien Rafael Correa fête sa réélection avec sa famille, le 17 février 2013 à Quito

DR

 

 

Rafael Correa, l'un des leaders de la gauche américaine,a  été triomphalement réélu à la tête de l’Equateur, pays de 15 millions d'habitants.

Dirigeant charismatique et populaire, cet économiste de 49 ans, qui a impulsé un virage socialiste depuis son arrivée au pouvoir en 2007, a promis de renforcer sa "révolution", durant le dernier mandat de quatre ans que lui autorise la loi.

"Cette révolution, personne ne l'arrête. Nous sommes en train de faire l'histoire", a encore déclaré le chef de l'Etat, vainqueur dès le premier tour avec plus de 56% des voix, après le dépouillement de près de 40% des bulletins.

M. Correa devance nettement son principal concurrent, le banquier conservateur Guillermo Lasso, crédité de 24% selon ce décompte partiel publié par le Conseil national électoral (CNE).

Trois sondages, réalisés à la sortie des urnes, ont également donné M. Correa vainqueur, avec une marge confortable sur son concurrent direct qui a reconnu sa défaite.

Le président sortant a "obtenu la réelection et cela mérite notre respect", a admis M. Lasso, au bord des larmes, devant ses militants, réunis dans le port de Guayaquil (sud-ouest).

Cet éphémère ministre des Finances, balayé durant la crise qui a entraîné la dollarisation de l'économie en 2000, s'est posé en chef de l'opposition en tant que "second leader politique d'Equateur".

Après l'annonce des résultats, les rues ont été envahies par une forêt de drapeaux verts, la couleur du parti présidentiel Alianza Pais. "Rafael, on t'aime", a crié la foule, au milieu des pétards et concerts de klaxons.

"J'espère que Correa va continuer à mettre la pauvreté au tapis et à donner encore plus de travail aux Equatoriens", a affirmé à l'AFP Rodrigo Felicitas, un père de famille de 43 ans.

Favori depuis des semaines, le président vise une majorité absolue au parlement, où son parti ne dispose que de 42% des sièges, après les élections générales de dimanche, durant lesquelles les Equatoriens choisissaient aussi leurs représentants.

 

18 février 2013, AFP

 

 

 

 

ENTRETIEN AVEC RAFAEL CORREA, PRESIDENT DE L’EQUATEUR

 

Extraits

 

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre parcours personnel et votre formation politique ?

Ma formation trouve son origine dans la théologie de la libération et la doctrine sociale de l’Eglise catholique. Je suis né à Guayaquil en 1963. J’ai étudié à l’Université catholique de Santiago de Guayaquil, où je militais au sein d’un mouvement de gauche dans le département d’économie. Nous avons été la première organisation de gauche à être élue à la présidence de la fédération étudiante de cette université, qui était l’une des plus conservatrices du pays. C’était une période difficile : l’Equateur était gouverné par l’administration Febres Cordero, un gouvernement de droite particulièrement répressif [1]. J’ai ensuite travaillé pendant un an comme bénévole à Zumbahua, une région indigène à 3600 mètres d’altitude, avant d’obtenir une bourse pour étudier en Europe. A Louvain, j’ai également pris part à la vie politique étudiante, puis je me suis marié et je suis parti aux États-Unis pour préparer mon doctorat. J’ai cessé de militer, sans pour autant abandonner mes convictions. Certains, qui se disent de gauche radicale, prétendent que je ne suis pas de gauche car je n’étais pas actif à leurs côtés à l’époque, mais il s’agit là d’une preuve d’arrogance. Il existe de multiples manières de se former et de s’impliquer à gauche, et la théologie de la libération comme la doctrine sociale de l’Eglise en font partie.

 

 

Texte intégral : mémoire des luttes

 

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