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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

Manifestation à Tunis, le 25 janvier 2011 à Tunis. Photo : Fethi Belaid [AFP]

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Par Saoudi Abdelaziz

 

 

La confédération CSA annonce sa création, la veille du 1er Mai. C’est sans doute le principal événement de la fête, à l’heure où le courant unitaire s’affirme dans les syndicats. La CSA, très combattive, place le 1er Mai 2013 sous le signe « d’autoévaluation et de recensement des acquis”. Autre nouveauté de ce 1er mai 2013: les jeunes chômeurs refusent les "saupoudrages" sans lendemain et le disent à haute-voix. Ils exigent le changement du "système" qui casse l'emploi productif. Le mainstream médiatique algérois titrent complaisamment et sournoisement, qu'ils "politisent" leur action. Mais sûrement sans faire de la "boulitique", comme les fabricants de gros titre à TSA-Algérie et El Watan.

 

Cette année, le refus quasi-systématique du pouvoir d'autoriser les regroupements de masse dans la capitale a été judicieusement servi par le choix du 1er mai, jour férié,  pour la très populaire finale de la coupe d’Algérie de Football, opposant cette années les clubs algérois historiquement rivaux, MCA et USMA. Soltani le chef du parti Hamas explique perfidement : «On doit l'annonce de l'accident vasculaire cérébral ischémique à la finale de la Coupe d'Algérie de football, un événement sportif majeur dont l'absence du chef de l'Etat constitue une première tout au long des 14 années de règne».

 

 

Les marches colorées des supporters du vainqueur de la finale de la Coupe d’Algérie de football, organisée ce jour du 1er mai 2013, ne chasseront pas tout à fait le fantôme des chômeurs, écrit Mohamed Bouhamidi, dans Reporters. Ici, comme dans de nombreux pays, la peur du lendemain, l’angoisse de perdre son travail et de perdre avec son statut social, sa vie de famille, ses projets, ses rêves, planeront sur les défilés des travailleurs, confrontés à la grande casse sociale de la mondialisation financiarisée ». Les quotidiens ne paraissant pas le 1er mai, le nouveau quotidien algérois Reporters est, à notre connaissance, le seul à évoquer aujourd'hui la fête du travail.

En Tunisie, par contre, tout le monde semble s'y mettre, les syndicats, mais aussi les partis mais aussi les médias. Lire le captivant article du Tunisien Farhat Othman, intitulé « 1er mai 2013 : une fête pour la Révolution »

 

  

 

"Les poches de protestation foisonnent la veille du 1er mai", titre Le Temps d’Algérie.

Radicalisation du mouvement, notamment chez le personnel de l'éducation et de la santé, débrayages chez les communaux, protestations dans les grandes entreprises publiques et privées comme ArcelorMittal, ENMTP, ALEMO, SNTV, SNTF, le transport urbain secoué par le mécontentement… « Le 1er mai cette année sera célébré sur fond de contestations », conclut Illhem Tir dans son tour d’horizon.

   

 

 

Initiative unitaire de sept syndicats des secteurs de l’enseignement et de la santé. Ils ont décidé de donner au premier mai un caractère unitaire en annonçant, à la veille de la fête du travail, de se rassembler en fondant la CSA, une confédération qui se prononce d’emblée sur la situation sociale “déplorable” qui prévaut dans le pays à la veille du 1er Mai. Elle annonce “son soutien sans réserve au mouvement de protestation des travailleurs et fonctionnaires du Sud, des Hauts-Plateaux et des Aurès tout en dénonçant le mutisme du gouvernement”.

 

Plus largement, la nouvelle confédération exprime “son indignation devant les mesures de répression adoptées par les pouvoirs publics et dénonce l’ingérence du FMI dans nos affaires internes relatives à la politique salariale en particulier et dans les pays en voie de développement”.

Pour la CSA, la fête du 1er Mai qui “est une station d’autoévaluation et de recensement des acquis”, la confédération note que “cette journée survient dans des conditions lamentables pour tous les travailleurs du monde, y compris les Algériens : crise financière insoutenable, front social en ébullition, dégradation terrible du pouvoir d’achat, inflation galopante et incapacité des pouvoirs publics à contrôler et maîtriser le marché local”. (Source : Liberté)




Saoudi Abdelaziz, 30 avril 2013

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