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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Par Saoudi Abdelaziz

 

« Il y a peut-être d'autres choses dont je n'ai pas parlé parce qu'on ne m'a jamais interrogée dessus" déclare cyniquement Angela Merkel, après les révélations sur son appartenance à la direction de l’organisation des jeunesses communistes de l’ancienne RDA. Elle s’y occupait de lutte idéologique, « agitation et propagande (agit-pro)» selon un livre récemment paru en Allemagne.

Il y a deux différences entre Mme Merkel et le portugais Cunhal, auquel nous consacrons un article aujourd’hui, par coïncidence prémonitoire.

D’abord, l’un a revendiqué jusqu’à sa mort sa destinée communiste, l’autre pas.

Ensuite, la chancelière est sans doute, dès la RDA, un être programmé pour l’exercice du pouvoir sur le peuple et elle n’a jamais cessé de l’exercer depuis sa jeunesse. Elle a eu raison de dire un jour que le "parti" était une bonne école pour "apprendre à diriger". Se son côté, Alvaro Cunhall est resté perpétuellement dans l’opposition contre les fascistes puis contre les néolibéraux.

On est donc tenté par cette conclusion, pas si naïve qu’elle en a l’air : pour rester communiste, il ne faut jamais appartenir à un parti au pouvoir, ni chercher à  prendre la direction d’un Etat. Saint Just a eu raison d’écrire : « De tous les arts, seul l’art de gouverner n’a produit que des monstres » (Fragments sur les Institutions).

Les communistes, perpétuellement minoritaires- étatiquement parlant- regardent l’avenir. Nous voulons féconder, dans la société d’en bas, une pratique politique ouverte mais extérieure à la logique d’Etat.

 

Saoudi Abdelaziz, 14 mai 2013

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