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Publié par Saoudi Abdelaziz

Une quête de soi

 

Qui n’a pas connu l’amour ? Qui n’a pas été touché par la flèche de Cupidon ? L'amour, ce sentiment d'affection et d'attachement envers un être ou une chose, qui, souvent, pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité (physique, spirituelle ou même imaginaire), à adopter un comportement particulier (plus ou moins rationnel)… Souvent, aimer s’avère une tâche ardue. L’on est quasiment incapable de se contrôler ou d’expliquer cette euphorie qui nous prend.

Dans son premier recueil de poésie, paru aux éditions Hibr (Alger), le jeune poète Amine Aït Hadi, peu – pour ne pas dire pas du tout, mais il le sera rapidement – connu, livre sa vision large de l’amour. Une définition, en quelque sorte, avec une approche tantôt brutale, tantôt affinée. Un amalgame de sensations dévoilées et exprimées à travers un vocable qui ne peut point laisser indifférent.

“Dans un esprit d’ouverture et de quête, il interroge tous les matériaux culturels et poétiques vers lesquels sa recherche personnelle le mène quelles que soient les langues dans lesquelles il se donne à saisir” ; écrit dans la quatrième de couverture, l’auteure Yamilé Ghebalou Haraoui. Composé de huit parties, ce recueil, comme le décrit son auteur, “aurait très bien pu être l’œuvre d’une sorcière contemporaine”. Une sorcière qui dissèque l’amour et ses dérivés. “Surface plane du désir. Régulier, l’animal y galope. Amour A toundra, le démon fume au loin, le brasier farouche et serein. Là, il s’agit de danser en girofles sur le lac gelé. Tu ne trébucheras pas : irrégularité de ton parfum.” (Amour A toundra, page 33). Au fil des pages, les mots s’égrènent comme un chapelet. Chaque poème est une histoire d’amour de “Monsieur ou Madame Tout le monde”, racontée avec une subtilité de mots. On ne se lasse pas de savourer les tournures stylistiques, entachées de calembours et autres métaphores, dans une langue qui chante l’amour, les sentiments sans retenue, sans timidité.

Dans “Poèmes haram et autres vocables d’amour”, le lecteur décèlera des références “à Artaud, au taoïsme, au chaâbi, aux mystiques qu’ils soient locaux ou connus”. Car, au-delà de cette poésie d’amour, c’est la quête d’un Algérien qui “se cherche et cherche ses racines”.

Amine Idjer. Liberté Culture. 3 Août 2011.

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