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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Libérez Georges Ibrahim Abdallah!

 

"Nous étions, deux, place Saint-Augustin"
"nous étions, sept, place Saint-Augustin"
"nous étions, douze, place Saint-Augustin"
"nous étions, dix-neuf, place Saint-Augustin"
"nous étions, vingt-deux, place Saint-Augustin"
"nous étions, vingt-sept, place Saint-Augustin"
"nous étions, trente et un, place Saint-Augustin"
"nous étions, quarante-trois, place Saint-Augustin"
"nous étions, quarante-neuf, place Saint-Augustin"
"nous étions, cinquante-cinq, place Saint-Augustin"
"nous étions, soixante et un, place Saint-Augustin"
"nous étions, soixante-dix, place Saint-Augustin"
"nous étions, quatre-vingt, place Saint-Augustin"
"nous étions, quatre-vingt-dix, place Saint-Augustin"
"nous étions, cent dix, place Saint-Augustin"

"nous étions, cent trente, place Saint-Augustin... nous avons voulu quitter la place Saint-Augustin"

"pour aller où ?"

"place Beauvau"

"et alors ?"

"ils nous ont empêchés... arrêtés... emprisonnés..."

"il aurait fallu que vous soyez plus nombreux place Saint-Augustin"

"la prochaine fois... promis"

"... !?"

 

 

Al Faraby
Dimanche, 20 janvier 2013, assawra.info

 

A ceux qui ne connaissent pas Paris :

 

La place Saint-Augustin est une place du 8e arrondissement de Paris. De forme grossièrement triangulaire, elle est bordée à l’ouest par le boulevard Malesherbes, à l’est par l’avenue César-Caire et au nord par la rue de la Bienfaisance.

La place Beauvau est une place du 8e arrondissement de Paris essentiellement connue pour l’hôtel de Beauvau, construit par l’architecte Nicolas Le Camus de Mézières vers 1770 pour le prince Charles Juste de Beauvau-Craon. Il abrite notamment le ministère de l’Intérieur depuis 1861.
La métonymie « Place Beauvau » est fréquemment employée par les médias français pour désigner le « Ministère de l’Intérieur ». Le bloc d’immeubles au nord de la place est occupé par différents services de ce ministère.
La place est située à quelques pas seulement du palais de l’Élysée, résidence officielle et bureau du président de la République.

re pays est de fait contraint de subir une guerre à ses frontières qui menace ses intérêts vitaux.

La région du Sahel, aux immenses richesses naturelles, est devenue le lieu d’une féroce et meurtrière lutte d’influence entre les puissances de ce monde. Sous couvert d’une « guerre contre le terrorisme », les puissances impériales cherchent dans la conquête d’une région gangrénée par les dictatures et la corruption et le pillage de ses ressources une issue à la crise du capitalisme financier mondial.

Prisonnière d'une caste de dirigeants vieillissante, sans projet et sans vision stratégique sinon de ressasser un discours nationaliste primaire, l'Algérie, première puissance militaire de la région s'est trouvée dans l'incapacité de jouer un rôle stratégique dans le dénouement de la crise malienne, ouvrant ainsi la voie à l'expédition militaire française.

Pour n'avoir pas saisi les implications d'une accélération du "temps mondial" et des interdépendances qui imposent de penser et de concevoir une authentique politique d'ensemble régional, nord-africain, le pouvoir politique dominé par les secteurs corrompus et compradors va de concessions en concessions stratégiques pour s'assurer une bienveillance internationale.

Le rôle de puissance régionale ne s'évalue pas à l'aune des seuls aspects militaires, il exige une politique étrangère qui ne limite pas à jouer des contradictions entre puissances, une diplomatie moderne et efficace et une politique économique dynamique.

L'ambition de notre pays, malgré une grande disponibilité financière, est contrariée avant tout par la persistance d'un système autoritaire et corrompu en totale déphasage avec les exigences d'une mutation accélérée de l’environnement international et régional.

L'urgence des urgences aujourd'hui, alors que les menaces se précisent, est d’engager le pays dans de profondes réformes démocratiques pour réhabiliter l’Etat et moderniser le pays.

Dans le cas contraire, le processus de déliquescence politique risque de s’accélérer et, à terme, atteindre les institutions vitales du pays, en particulier l’Institution militaire.
Les démocrates patriotes, au sein de l’Armée et de l’opposition, doivent réagir pour mettre fin à la « tyrannie du statu quo ».

Samir Bouakouir,

Membre du Mouvement pour une Alternative Démocratique ( MAD ).

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