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Publié par Saoudi Abdelaziz

Alors que la demande a baissé, l’Arabie saoudite a fortement augmenté son offre depuis décembre passant de 9,45 millions de barils par jour. Elle pousse l’OPEP à augmenter le plafond de production. Le prix de l’or noir sera-t-il cassé ? Affaires stratégiques.info fait le point.

 

 

Des membres de l’Opep s’inquiètent d’un « excès de production »

 

La conjoncture économique et géopolitique actuelle et les perspectives de croissance peu réjouissantes, en Occident et dans le monde en général, ont entraîné une baisse globale de la demande en pétrole. Cependant, depuis le début de l’année, la production de l’Opep a augmenté, dépassant son plafond fixé en décembre dernier et entraînant une baisse de prix pénalisante pour les pays exportateurs. Les douze ministres de l’Opep se sont donc réunis au à Vienne ce jeudi dans un certain climat d’inquiétude, pour réexaminer le niveau de plafonnement de leur production.

 

Alors qu’il atteignait 128$ en mars dernier, le prix du baril de pétrole est passé sous la barre des 100$ au début du mois de juin pour atteindre son prix le plus bas depuis un an et demi. Une fluctuation inquiétante pour plusieurs membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui pointent du doigt une production de 31,86 millions de barils par jours, perçant nettement un plafond de 30 millions fixé lors de leur dernière rencontre en décembre dernier. L’Iran et surtout le Venezuela, considérés comme les « conservateurs » de l’organisation, mais également l’Algérie, élèvent la voix en dénonçant un excès de production des pays du Golfe, préjudiciable aux intérêts de l’organisation et dangereuse pour la stabilité du marché.


Le plafond de l’Opep n’étant pas soumis à des quotas individuels, l’Arabie saoudite a fortement augmenté son offre depuis décembre passant de 9,45 millions de barils par jour à plus de 10 millions. Celle-ci se défend d’avoir anticipé les déséquilibres géopolitiques à venir, notamment en voulant compenser les effets du durcissement des sanctions financières internationales envers Téhéran. La production iranienne est tombée à plus bas niveau depuis 20 ans, alors que l’embargo de l’UE sur le pétrole iranien doit être mis en place au 1er juillet prochain. Parallèlement, l’UE comme les Etats-Unis, qui sont les premiers consommateurs d’or noir au monde, voient leur demande nettement baisser du fait de la conjoncture économique actuelle. Cependant pour l’Agence internationale de l’Energie, « le marché peut être clairement défini comme ‘mieux approvisionné’, mais parler d’un ‘sur-approvisionnement’ semble bien exagéré, en raison de la myriade d’incertitudes que nous réserve l’été prochain. »


En vue de la rencontre de Vienne, le ministre du pétrole saoudien, Ali al-Nouaïmi, a fait savoir que Ryad pourrait demander la révision du plafond de production à la hausse, ce à quoi beaucoup de membre de l’Opep sont opposés. Pour le ministre algérien de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, cette augmentation de production, qui gonfle les stocks mondiaux, rompt une logique de flux-tendus et risque gravement de déstabiliser le marché mondial. « J’espère qu’il y aura une prise de conscience sur l’effet négatif de l’augmentation de production […] l’Opep court un risque réel » a-t-il déclaré.

 

14 juin 2012. Affaires stratégiques.info

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mendes 03/12/2014 17:03

l'augmentation de la production pour pallier au prix du baril s'explique par le fait que le pétrole et la production pétrolière saoudienne est sous la mainmise de sa seigneurie les USA qui sont en train de sodomiser économiquement les pays arabes.... les arabes vous demeurerez ignares jusqu'à la fin des temps