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Publié par Saoudi Abdelaziz

La Chine et le premier partenaire commercial de l\'Afrique depuis 2009.

Echanges commerciaux multipliés par 16 en une dizaine d’année. Depuis 2009 premier partenaire commercial de l'Afrique. A la fin 2011, la Chine totalisait sur le sol africain 14,7 milliards de dollars d'investissements directs, soit une hausse de 60 % sur deux ans. Les médias chinois insistent sur "la volonté de Pékin d'industrialiser l'Afrique" observe Gabriel Gresillon dans le journal économique Les Echos. Cette démarche  est en "cohérence" avec la hausse des coûts salariaux en Chine et avec le fait que la balance commerciale entre la Chine et l'Afrique penche du côté de la seconde. L'article des Echos:

 

 

Pékin déroule le tapis rouge aux représentants de toute l'Afrique

 

 

 

Par Gabriel Gresillon

 

 

 

A l'occasion d'un forum triennal, la Chine met en scène l'intensité de son engagement vis-à-vis de l'Afrique. Et tente de rectifier le tir devant les critiques que suscite son action sur le continent.

 

 

 

En français dans le texte. Sur les axes qui mènent de l'aéroport de Pékin au centre-ville, de grands drapeaux souhaitent, tous les 10 mètres, « Warm Welcome » et « Vives félicitations » aux représentants africains arrivés dans la capitale chinoise. Pékin a bien l'intention de faire savoir l'importance qu'il accorde à la venue sur son sol, à partir d'aujourd'hui, des représentants de 50 pays africains, à l'occasion du Forum sur la coopération Afrique-Chine, baptisé « Focac ». Cette rencontre triennale, à laquelle doivent participer, cette fois, les ministres des Affaires étrangères et de l'Economie de presque toute l'Afrique, est toujours l'occasion pour le pouvoir chinois de définir et de chiffrer les grands axes de sa politique vis-à-vis du continent noir. Mais elle permet surtout de mettre en scène le caractère stratégique de la relation entre les deux blocs.

 

 

 

Depuis la première édition du Focac, en 2000, l'imbrication économique entre la Chine et l'Afrique a effectivement changé de dimension. Certains symptômes ne trompent pas : alors qu'un seul vol direct hebdomadaire reliait la Chine à l'Afrique en 2000, on en compte aujourd'hui plus d'une vingtaine. Les échanges commerciaux ont été multipliés par 16, pour atteindre l'année dernière l'équivalent de 166 milliards de dollars. Ce qui fait de la deuxième économie mondiale le premier partenaire commercial de l'Afrique depuis 2009. Et les investissements suivent. A la fin 2011, la Chine totalisait sur le sol africain 14,7 milliards de dollars d'investissements directs, une hausse de 60 % sur deux ans.

 

 

 

Industrialiser l'Afrique

 

 

 

 

 

Initialement focalisé sur les matières premières, et en particulier les hydrocarbures, Pékin a aujourd'hui élargi ses perspectives pour devenir incontournable tant sur les marchés publics que dans le commerce. Une volonté politique qui s'est manifestée par l'intensité des visites officielles. A lui seul, Hu Jintao, le président chinois, s'est personnellement rendu quatre fois en Afrique, se déplaçant dans 18 pays.

 

 

 

Pékin est conscient des critiques occasionnées par son offensive sur l'Afrique. Critiques émanant de sociétés occidentales évincées de leur ancien pré carré, mais également, de plus en plus, des populations locales. Sur le site Internet du « Quotidien du peuple », le vice-doyen de l'Institut chinois des relations internationales Wang Yizhou s'inquiète par exemple de ce que « la Chine manque d'attractivité culturelle, politique et sociale auprès de l'Afrique»,« certains considèrent toujours la présence chinoise comme une nouvelle colonisation ».

 

 

 

Pour cette raison, les médias officiels chinois ont multiplié les tribunes visant à démontrer le caractère « gagnant-gagnant » du partenariat Chine-Afrique. En montrant la volonté de Pékin d'industrialiser l'Afrique - volonté cohérente avec la hausse des coûts salariaux que subit aujourd'hui la Chine. Et en insistant sur le fait que la balance commerciale entre la Chine et l'Afrique penche du côté de la seconde.

 

 

 

 

 

Gabriel Gresillon, correspondant à Pékin. Les Echos

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