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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Le Portugal s'oriente vers l'une des plus graves récessions de son histoire

 

 

Au troisième trimestre, l'économie portugaise a accusé une baisse de 0,6% par rapport au deuxième trimestre. Sur un an, le recul du PIB est de 1,7%.

L'état de l'économie portugaise ne s'est pas améliorée au troisième trimestre. Par rapport au trois mois précédents, elle s'est contractéee de 0,6%, le pays s'enfonce ainsi dans la récession sous le coup d'un programme d'austérité drastique auquel s'est ajouté le ralentissement des exportations.

La deuxième estimation des chiffres du produit intérieur brut (PIB) sur la période, publiée vendredi par l'institut de statistiques nationales (INE), est marquée par une révision à la baisse par rapport à une première estimation de -0,4%. Au deuxième trimestre, le PIB avait reculé de 0,2% et au premier, la baisse avait été de 0,6%.

Le Portugal s'oriente vers l'une des plus graves récessions de son histoire. Les mesures d'austérité adoptées par le Portugal en contre-partie d'un plan d'aide international de 78 milliards d'euros accordé par le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE) pourraient provoquer la pire récession dans le pays depuis son retour à la démocratie en 1974. Le gouvernement anticipe une contraction de 1,6% sur l'ensemble de cette année et de 3% en 2012.

La Tribune de l’Economie. 9 décembre 2011. La Tribune.fr

 

Tous pourris à Wall Street ?

 

Jean Corzine, accusé d’avoir provoqué le plus grosse failite de l’année aux Etats-Unis, et le huitème plus importante de l’Histoire, n’a rien vu rien entendu.

Auditionné, jeudi 8 décembre, par une commission parlementaire à Washington, l'ex-patron de la société de courtage MF Global, affirme, dans sa déclaration écrite, "ne tout simplement pas savoir où est passé l'argent, ni pourquoi les comptes de la société n'étaient pas réconciliés à cette date", celle du dépôt de bilan, le 31 octobre 2011.

Sans rire, il dit même avoir été "abasourdi" lorsqu'il a appris que de l'argent manquait et s'en "excuse" auprès de ses 36 000 clients. Selon l'administrateur judiciaire, c'est 1,2 milliard de dollars, au bas mot, qu'il manque sur les comptes des clients de MF Global. Des comptes qui ont manifestement été illégalement utilisés pour alimenter des placements en fonds propre de l'établissement.

Le scandale, qui a fait chuter cet ancien dirigeant de Goldman Sachs et ex-gouverneur démocrate du New Jersey, n'a pas fini de livrer tous ses secrets.

Mais, ce qui frappe, c'est la rapidité avec laquelle l'enquête est menée et la volonté, tant judiciaire que politique, de punir ces actes.

Cette même volonté qui, il y a tout juste deux mois, a mené un jury populaire de New York à prononcer une peine record pour un délit d'initiés.

A l'issue de sept semaines d'un procès à grand spectacle, onze ans de prison ont été infligés au fondateur du fonds d'investissement Galleon, Raj Rajaratnam.

Depuis, l'un de ses plus illustres informateurs, Rajat Gupta, ancien patron de McKinsey, ancien administrateur de Goldman Sachs et de Procter & Gamble, a été arrêté par le FBI et mis en examen par la justice.

Du beau linge, comme l'on dit dans les séries policières françaises ! A croire que le gotha de Wall Street est pourri. A moins que la proportion de délinquants de la finance soit, peu ou prou, la même sur toutes les places financières, mais que la police et la justice américaines soient plus efficaces en ce domaine.

Il serait sans doute déraisonnable de se réjouir de l'absence de scandale de même ampleur à la Bourse de Paris. Le risque de brebis galeuse nous serait-il épargné du fait de l'efficacité dissuasive d'une redoutable police des marchés ? Il est permis, sans manquer de respect à l'Autorité des marchés financiers, d'en douter

 

Jean-Baptiste Jacquin, 9 décembre 2011. Le Monde.fr

 

 

Londres s'éloigne de l'Union européenne

·          

En choisissant la fermeté face à ses alliés européens, David Cameron a pris le parti d'un isolement de la Grande-Bretagne en Europe. Pour la première fois, les Britanniques ont utilisé leur veto pour s'opposer à leurs alliés traditionnels français et allemands. Poussé par sa majorité eurosceptique, le premier ministre a donc décidé d'aller au clash et de bloquer un projet de changement de traité, faute d'avoir obtenu les garanties souhaitées sur la City de Londres.

«J'ai dû poursuivre obstinément ce qui était de l'intérêt national britannique, a-t-il déclaré vendredi matin à Bruxelles, visiblement très remonté. Ce n'est pas facile d'être dans une pièce où des gens vous pressent de signer quelque chose en vous disant que c'est dans votre intérêt. Il est parfois juste de dire : “Je ne peux pas faire ça, ce n'est pas dans notre intérêt. Je ne veux pas présenter cela à mon Parlement parce que je ne peux pas le recommander en toute conscience, donc je vais dire non et exercer mon veto”.»

David Cameron était arrivé à Bruxelles jeudi soir avec une revendication majeure : obtenir des garanties sur l'avenir de la City de Londres, refusant le projet de taxe sur les translations financières, cher à Paris et Berlin, qui aurait menacé sa compétitivité. Après une réunion de trois quarts d'heure avec Merkel et Sarkozy avant le dîner, il était apparu qu'une position commune ne pouvait être trouvée.

«Rien qui ressemble à un effort pour répondre à nos demandes» n'a été fait, a commenté le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague. Il a cherché à relativiser l'isolement de la Grande-Bretagne, plaidant qu'il existait déjà une multitude de structures à géométrie variable au sein de l'Union.

 

Seul allié, Budapest

 

Mais l'ensemble des réactions, des proeuropéens comme des eurosceptiques, tendait plutôt à souligner l'avenir incertain de la voie divergente empruntée par Londres. «Nous devenons très détachés de l'Europe, souligne Charles Grant, directeur du think-tank Centre for European Reform. Nous avons choisi d'être à l'extérieur de la salle quand des politiques économiques seront discutées qui risquent de mettre en danger le marché unique. La Grande-Bretagne est en train de quitter l'Europe en de nombreux domaines. Nous avions de nombreux alliés et il semble que maintenant notre seul allié soit la Hongrie.»

«Nous sommes en grand danger de nous retrouver ni dans l'eurozone, ni dans l'Europe», s'alarme Lord David Owen, ancien ministre des Affaires étrangères. Les commentateurs s'interrogent sur la perte d'influence de la Grande-Bretagne sur les décisions prises à 27. D'aucuns redoutent que Londres se trouve concrètement empêché de s'opposer aux projets de régulation de la finance qu'elle voulait justement éviter à tout prix.

D'autres se réjouissent de cette nouvelle voie. Nous sommes «isolés comme quelqu'un qui aurait refusé d'embarquer sur le Titanic», ironise Terry Smith, directeur du broker Tullet Prebon. Les eurosceptiques se félicitent de ce nouveau statut proche de celui de la Suisse.

Le premier ministre devra également «vendre» sa position à ses allés libéraux-démocrates proeuropéens au sein de la coalition gouvernementale. Une approche modérée sur l'Europe avait été la condition de leur participation au gouvernement. Et, s'il a démontré l'«esprit d'un bulldog» que lui recommandait un député conservateur avant de partir pour Bruxelles, Cameron devra aussi tempérer les ardeurs eurosceptiques qui ne manqueront pas de réclamer encore plus de distance avec Bruxelles.

Florentin Collomp, 10 décembre 2011. Le Figaro.fr

 

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