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Publié par Saoudi Abdelaziz

Périodiquement des campagnes médiatiques sont lancées en Algérie avec pour thème : fructifions nos dévises à l'étranger. L'objectif récurrent de ces campagnes c'est la constitution, comme en Lybie ou au Qatar d'une sorte d'énorme cagnotte, appelé Fonds souverain, chargée d'acheter des entreprises occidentales en difficulté ou de prendre des actions dans d'autres. L'objectif serait de "bénéficier" par ce biais des "savoir-faire" étrangers, explique doctement les "experts" chargés de vendre cet objectif financier ambitieux, cher aux fonds d'investissement Goldman Sach et Carlyle.

Aujourd'hui, ce sont hommes d'affaires comme Rebrab et l'organisation patronale FCE, qui reprennent cette idée mais pour leur propre compte. Ils revendiquent le droit d'exporter des devises pour faire du business à l'étranger.

Intéressante interview ce matin dans TSA Laid Benamor, patron algérien d'un grand groupe de l'industrie agro-alimentaire, qui n'est pas sur cette longeur d'onde.

 

 

 

 

"Le marché local est notre priorité!"

 

 

EXTRAITS

 

 

 

(...) A Alger, le Premier ministre français, Jean Marc Ayrault a appelé les entreprises algériennes à investir en France. Etes-vous intéressés ?

 

Laid Benamor. Je pense que, pour le moment, la réglementation ne nous permet pas d’investir à l’étranger. Nous attendrons nos pouvoirs publics qui nous diront ce que nous allons faire. Nous avons un besoin ici qui est plus consistant. Et avec ses grandes surfaces, l'Algérie pourra être une plateforme pour produire et exporter vers l'Europe et l'Afrique subsaharienne. Mais si je reviens à l'agroalimentaire, je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire en Algérie où nous avons un potentiel important. Les Français ont un savoir-faire et une avancée technologique. Les Algériens ont des hommes, des superficies, du potentiel et surtout un marché. Donc, je pense qu'en unissant nos forces, on pourra créer une croissance des deux côtés.

 

 

Avez-vous eu des contacts avec des opérateurs français lors du sommet franco-algérien de ce lundi ?

Justement, nous sommes un peu déçus parce qu'il n'y a pas assez d'opérateurs (de l'agroalimentaire, ndlr). Dans la liste (des chefs d'entreprises faisant partie de la délégation française, ndlr), on ne trouve même pas trois opérateurs activant dans ce secteur. Je pense que l'Algérie est un pays à vocation agroalimentaire et nous avons un besoin important dans cette filière.

 

 

 

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