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Publié par Saoudi Abdelaziz

 Une semaine après le déclenchement de la grève, dont nous avons rendu compte, le conseil d’administration de GESI-BAT Annaba a été dissout hier. Un nouveau bureau est chargé de gérer les affaires de l’entreprise. Le groupe dont dépend l’entreprise a reconnu le bien fondé des onze revendications, mais aucun engagement n’a été pris.

 

Selon les grévistes, ces mesures ne sont pas suffisantes pour reprendre le travail dans les chantiers, totalement paralysés depuis le début de la grève. Les chantiers arrêtés participent à la construction, sur quatre ans, de 60 000 logements et autres infrastructures, dont la réalisation a été confiée au groupe.

D’autre part, le directeur général, qui a intenté une action judiciaire à l’encontre des grévistes, est toujours à son poste. Smaïl Kouadria, le secrétaire du syndicat UGTA du complexe sidérurgique d’El-Hadjar qui assiste les grévistes a affirmé : «l’intervention des pouvoirs publics est plus que souhaitable afin d’éviter tout dérapage préjudiciable et de trouver des solutions à même de régler définitivement ce conflit qui couve une éruption imminente avec de graves conséquences».

La situation est en effet intenable. Elle est décrite par le comité des grévistes : 1 468 salariés, dont 1 255 exerçant des métiers qualifiés -maçons, coffreurs, carreleurs...- sont toujours sous contrat à durée déterminée (CDD), après 10 ans de présence ininterrompue au sein de cette entreprise.

Non seulement ils sont contractuels, mais ils perçoivent un salaire de base de 10 000 DA. 

 

 

 

 

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