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Publié par Saoudi Abdelaziz

Ould Kablia s’est expliqué, hier, devant les députés, sur le mouvement de contestation des attributions de logements sociaux, qui a touché toutes les régions du pays. Il fait tout d’abord semblant de ne pas comprendre : la contestation ne vient pas des attributions injustes, mais de l’insuffisance du nombre de logements attribués.

« L’Etat ne pouvait satisfaire tout le monde » dit-il. Mettant alors sous le boisseau les témoignages publiés dans tous les journaux, le ministre peut alors affirmer que les protestataires ne sont que des impatients, qui «ne remettaient pas en cause le droit des bénéficiaires au logement mais le retard mis dans l’arrivée de leur tour de livraison».

Mais confronté à cette réalité de la revendication citoyenne des critères, c'est-à-dire de respect de l’Etat de droit, Ould Kablia contredit ,comme par mégarde, son souverain postulat, lorsqu'il conteste que le chef de daïra et le maire soient responsables du processus d’attribution. «Car les listes sont étudiées au niveau d’une commission regroupant même les représentants des comités de quartiers et des citoyens», précise-il.

Première règle de bonne gouvernance, partagée par la communauté des ministres de l’Intérieur : culpabiliser les administrés en toutes circonstances. Tous coupables! D’où le message : s’il existe - peut-être - un problème d’attribution, la raison en est à rechercher aussi chez les «représentants des citoyens».

Le ministre n’a donc pas à se préoccuper si ces représentants sur le papier,  sont en fait cooptés par les réseaux d’influence et de clientélisme au service des partis de son propre gouvernement. M. Ould Kablia, ancien du Malg, ne se préoccupe que de haute stratégie.

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