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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Alors qu'on s'attendait, comme à l'accoutumée, à une légère baisse des prix à la consommation, notamment des produits à large consommation, après le mois de ramadhan, la tendance à la hausse a persisté.

Un mois après, la mercuriale, comparée à celle de l'année dernière et à la même époque, affiche des niveaux des prix inexplicables. Pour les légumes, le prix de la pomme de terre s'accroche aux 50 DA le kilo, alors que pour la tomate, il varie selon la qualité entre 40 et 70 DA. Le roi de la cuisine, l'oignon sec est cédé à 30 DA dans les marchés et 40 DA chez les marchands de légumes des quartiers. La salade est cédée, quant à elle, entre 50 et 70 DA, au moment où le poivron, en fin de saison, est cédé entre 60 et 80 DA le kilo. Les fruits quant à eux deviennent inaccessibles pour la majorité des bourses avec 140 DA pour la banane et 120 DA pour le raisin, en attendant le retour des agrumes, notamment la clémentine, qui ne sera pas, au vu des prix de la dernière saison, accessible aux familles à revenus modestes. Pour le poisson et en dépit des déclarations rassurantes du premier responsable du secteur quant à sa disponibilité, les prix sont généralement au-dessus de la capacité de l'écrasante majorité des familles avec un pic attribué à la sardine -alors que ce sont des anchois- au dessus des 200 DA. Pour les viandes rouges, l'agneau estampillé est tarifié à 800 DA alors que celui des abattoirs clandestins, écoulé dans les marchés informels est cédé à 600 DA le tout-venant.

 

 

Ces prix nous donnent un avant-goût des prix du mouton du sacrifice qui se fera, une fois de plus, désirer cette année et les maquignons qui s'agitent déjà avancent le prix de 30.000 DA pour un agneau de 20 kg. Quant au poulet, son prix est identique à celui du mois de ramadhan avec une moyenne de 260 DA le kilo où 280 DA au détail.

L'autre produit qui a connu une hausse passée inaperçue est le café qui est passé de 280 à 320 DA pour le conditionné de certaines marques prisées. Les détergents, ces autres produits qui pèsent lourd dans le budget familial, ont connu également des ascensions au même titre que les pâtes et les légumes secs, même si la demande de ces deux derniers est encore faible, mais dont les prix seront revus à la hausse avec l'arrivée de la saison hivernale. Ces hausses étaient attendues bien avant la tenue de la 14ème tripartite qui a débouché sur le relèvement du SNMG de 3.000 DA passant de 15.000 à 18.000 DA et devant entrer en vigueur à partir de janvier prochain.

Notons que dans son dernier bilan, l'Office national des statistiques a relevé cette tendance en précisant que le rythme d'inflation annuel a enregistré une légère hausse à 3,6% en juillet dernier contre 3,5% au mois de juin de la même année. L'ONS avait relevé que l'indice des prix à la consommation a connu, en juillet 2011, une légère hausse par rapport au mois de juin (+0,8%), alors que celui du même mois (juillet) de l'année dernière s'est caractérisé par une croissance de 1%, selon l'Office.

Dans cette tourmente, les salariés et notamment ceux percevant de bas salaires, demeurent les victimes de ce dérèglement du marché et de l'échec de toutes les mesures de sa régulation. En revanche, ce sont les milieux spécialisés dans la spéculation qui tirent leur épingle du jeu. Un retraité a estimé à ce sujet, que dès qu'il y a une quelconque revalorisation salariale ou des pensions de retraite, elle est suivie par des hausses injustifiées et si le commerçant arrive toujours à s'en sortir, celui qui perçoit un revenu mensuel fixe est celui qui est le plus perdant et le supplément de sa fiche de paie habituelle est consommé avant d'être perçu.

Salah C. 10 octobre 2011. Le Quotidien d’Oran

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