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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Les grévistes de l'ETO font appel de la décision de justice : Le bras de fer direction-travailleurs se poursuit

 

 

Une journée après l'annonce par le directeur des transports, de l'illégalité de la grève, par décision de justice, le personnel gréviste de l'entreprise des transports ETO campe toujours sur sa position et refuse catégoriquement de reprendre le travail..

Selon des représentants de travailleurs, dont un faisant partie de la délégation, qui a assisté à une réunion de conciliation au début du conflit, jusqu'à présent aucun agent n'a été destinataire d'une notification pour reprendre le travail en affirmant même, qu'un appel a été déposé par l'avocat de la défense représentant le collectif des travailleurs. Ainsi, il apparaît clairement que la situation n'a pas changé d'un iota et qu'un rapprochement entre les deux belligérants n'est pas possible dans les conditions actuelles.

Pour les travailleurs, il n'est pas question de faire marche arrière pour deux raisons. Primo, cette protestation, décidée en dehors du cadre syndical, a reçu l'aval de l'ensemble du personnel et deusio, la revendication n'est pas d'ordre salarial, mais a trait à la gestion de l'entreprise qui est en déclin depuis une année comme en témoigne non seulement la stagnation du plan de charge, mais par le nombre en hausse des bus en panne et les seuls qui ont été remis en circulation, c'est grâce aux capacités des équipes de maintenance qui ont dû avoir recours au système D. Pourtant, le directeur par intérim de l'ETO qui est en même temps directeur des transports de la wilaya avait estimé, tout récemment que le personnel est en situation illégale en maintenant cette grève, et sont entrain de détruire eux même leur outil de production. Mais pour le personnel, le spectre de revivre le cauchemar de leurs collègues de l'ex régie communale des transports, leur fait craindre le pire et ce au moment, où les pertes sèches s'accumulent et se chiffrent en moyenne, à 285 millions de Cts par jour, alors que les usagers de certains quartiers continuent d'être pénalisés en dépit du redéploiement d'autres véhicules et autres opérateurs vers ces points.

 

S. C., 15 août 2012. Le Quotidien d’Oran

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