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Publié par Saoudi Abdelaziz

Carlos Ghosn, pdg de Renault

 

Carlos Ghosn met la barre encore plus haut, il exige l’exclusivité. Pourquoi cette nouvelle condition draconienne ? "Renault ne veut pas venir et le pouvoir algérien est divisé sur le projet » explique le journal économique français, la Tribune.fr, qui tient son information d’un « responsable algérien sous couvert de l’anonymat »

 

 

Algérie : Renault veut écarter son rival Volkswagen

 

 

Par Hamid Guemache, La Tribune.fr

 

 

Le constructeur automobile français exige la garantie d'Alger qu'aucun autre constructeur ne sera autorisé à s'implanter dans le pays dans un délai de cinq ans. Volkswagen, qui lui aussi souhaite s'implanter en Algérie, est le principal rival visé par cette exigence de Renault.

Les négociations entre Renault et le gouvernement algérien pour l'implantation d'une usine de fabrication de voitures en Algérie butent sur la dernière exigence du constructeur français. Renault veut en effet obtenir d'Alger la garantie qu'aucun autre constructeur ne sera autorisé à s'implanter dans le pays dans un délai de cinq ans. Selon le site TSA, cette exigence de Renault bloque actuellement les discussions entre Alger et le constructeur tricolore. Ce dernier propose de réaliser une usine ayant une capacité de produire 75.000 véhicules par an destinés exclusivement au marché local. Or, Alger veut qu'une partie de la production soit destinée à l'exportation.

En dépit de l'arrêt des négociations, Paris et Alger cherchent à les finaliser avant la visite de François Hollande en Algérie qui est prévue avant la fin 2012. C'est le président Abdelaziz Bouteflika qui doit trancher. Le précédent gouvernement n'avait pas osé faire le pas, jugeant la condition de Renault compromettante pour le développement de l'industrie automobile locale. "Renault ne veut pas venir et le pouvoir algérien est divisé sur le projet. C'est ce qui explique la lenteur des discussions et les conditions draconiennes imposées par le constructeur", estime un responsable algérien sous couvert de l'anonymat.

 

Renault veut éloigner Volkswagen

 

Le constructeur français est en fait dans une position difficile en raison de l'importance du marché algérien. Il y occupe la première place depuis plusieurs années. En 2011, plus de 70.000 véhicules de la marque au losange ont été vendus en Algérie et Renault vise désormais la barre des 100.000 voitures vendus en 2012. Le marché algérien est en croissance. Ainsi, l'Algérie a importé près de 400.000 véhicules en 2011 contre 300.000 unités en 2010.

Le préalable "non négociable" de Renault vise à éloigner son concurrent Volkswagen, qui lui aussi souhaite s'implanter industriellement en Algérie où il pourrait construire une usine de fabrication. Le groupe allemand avait même présenté, fin 2011, une offre au gouvernement algérien pour la construction d'une usine de fabrication de voitures d'une capacité de 70.000 unités extensible à 100.000 unités par an. Mais les discussions entre les deux parties sont aujourd'hui au point mort. Volkswagen veut s'implanter en Algérie en raison de l'importance du marché local et des possibilités d'exportation vers les pays africains et surtout arabes avec lesquels l'Algérie est liée par la Zone arabe de libre échange (Zale).

Pour le moment, Alger semble donner la préférence au projet de Renault. Du coup, le Maroc où le constructeur français fabrique déjà des Dacia Logan, a proposé à Volkswagen d'accueillir son usine nord africaine

 

Hamid Guemache, à Alger, 25 septembre 2012. La Tribune.fr

 

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