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Publié par Saoudi Abdelaziz

 
Noam Chomsky en 2004
 
 
Les éditions Média-Plus viennent de faire paraître en Algérie, après les éditions de L’Herne en France, le nouveau livre, intitulé Occupy, du grand linguiste et philosophe  américain Noam Chomsky.
 
Il s'agit d'un recueil de textes et d’entretiens du penseur qui suit le mouvement depuis sanaissance dans les rues de New-York.  On se rappelle que le mouvement « Occupy Wall Street » avait démarré le 17 septembre 2011 et s'est rapidement propagé aux Etat-Unis et dans le reste du monde, rejoint par le mouvement jumeau des "Indignés" né à Madrid. Occupy met en accusation la domination d’une minorité (les « 1% ») sur la masse des gens ordinaires (les « 99 % »). Le linguiste ne s’embarrasse pas de précautions de langage : « Le monde se divise entre ploutocrates et précaires ». Le terme « ploutocratie » désigne le gouvernement et la domination des riches. La ploutocratie détient le pouvoir et n’entend pas le rendre.
 
Le mouvement « Occupy » représente « une première riposte populaire » contre cette domination, selon Chomsky qui souligne que l'un des plus grands succès du mouvement est de mettre les inégalités de la vie quotidienne à l'ordre du jour. Car, la crise actuelle n’est pas tombée du ciel : elle procède « d’une décision réfléchie, d’une stratégie élaborée par les nantis et les puissants pour dicter un modèle social qui serve leurs intérêts. »
 
 
 
 occupy
 
 
 
« Pour la première fois de leur histoire, les Américains ont perdu espoir. » Ces mots ouvrent le recueil. Dans les années 1930, et en dépit des ravages de la Grande Dépression (que Chomsky a connue), l’espoir subsistait au sein des classes les plus désœuvrées. Les années 70 ont foulé aux pieds les promesses d’un avenir meilleur : désindustrialisation, dé-développement, délocalisations et néolibéralisation de l’économie en lieu et place d’une économie de production. « Ce cercle vicieux a abouti à une concentration aberrante des richesses aux mains de 0,1 % de la population. Pour la majorité des autres, ils se sont enlisés dans une phase de stagnation, voire de déclin. » De toute évidence, le fossé entre les possédants et le peuple a toujours existé mais celui-ci s’est creusé depuis une trentaine d’années. « Nous risquons d’entrer dans une phase de déclin irréversible », prévient-il, inquiet face à l’arrogance inextinguible des puissants.
 
 
Né à Philadelphie en 1928,  Noam Chomsky est Professeur émérite du Massachusetts Institute of Technology. Sa notoriété mondiale est due tant à son travail théorique qu'à son activisme politique, qui en a fait le héraut de la gauche radicale américaine et internationale. Son engagement remonte à la guerre du Vietnam. Il a ensuite entrepris maintes batailles pour les droits civils, dénoncé la politique extérieure des Etats-Unis, et focalisé sa critique sur le néolibéralisme, responsable des plus grands désastres sociaux, de la perte de contrôle du pouvoir d'Etat par les citoyens et de l'accroissement considérable de l'inégalité entre riches et pauvres.
 

Synthèse blog, 17 juin 2013

 
 
VIDEO: La démocratie dans les rets du néolibéralisme
 

 

 
 
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