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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

DR-Abderrazak Makri, le nouveau chef du MSP

 

 

Parti de filiation frères-musulmane, le MSP a fait partie de la "majorité présidentielle" durant de nombreuses années. Plusieurs de ses dirigeants ont occupés des postes ministériels. Les ministres ont ensuite fait scission, créant un nouveau parti à consonances turquoïdes, autour de l’ambitieux ministre Amar Louh, superviseur des onéreux et controversés projets auto-routiers. Le MSP, en congrès au début du mois, allait-il garder le costume d’alpaga ou se radicaliser idéologiquement pour regagner sa base islamiste en déserrance ?

 

 

 

Le Quotidien d’Oran du 9 mai, par la plume de l’éditorialiste M. Saadoune, continue de se démarquer des commentaires des autres journaux jugeant le changement à la tête du MSP comme l’expression d’une radicalisation islamiste. Ces journaux dit éradicateurs voulant sans doute chauffer la marmite dans un contexte d’incertitudes et de spéculations politiques. L’éditorialiste du quotidien de l’Ouest écrit : « Ceux qui posent de manière «radicale» la question de l'autonomie des partis ne sont pas des gens qui appellent à la violence ou à l'insurrection ». Il voit dans les décisions du congrès du MSP une possible contribution à la « libération » de la vie politique : «  La situation a atteint un niveau caricatural puisque le président du parti avait rang de ministre d'Etat sans fonction particulière. Sauf de «surveiller» et de brider son parti afin d'étouffer les velléités d'affirmation d'une ligne indépendante ».

 

Ce matin, dans son édition du week end,El Watan rectifie le tir.  Madjid Makedhi avait d’abord au lendemain du congrès que « le MSP opté pour la ligne radicale, prônant la rupture totale avec le pouvoir(…). «Le rêve islamiste est donc réalisable en Algérie», pense la ligne radicale du MSP. » Le reportage de Mélanie Matarese  sous titrant sa conclusion « barbus modérés » note  : « Ce sont des opposants soft. Ils n’appelleront jamais à l’insurrection comme le FIS. Il ne faut pas oublier que Bouslimani, le président de leur association caritative phare, El Irshad oual Ihsane, a été tué par le GIA ! Et puis parce que le pouvoir a su acheter la plupart de ses leaders en leur donnant des portefeuilles où il y a de l’argent. Si un jour ils venaient à avoir plus d’influence, le pouvoir sait très bien que le MSP ne touchera jamais à ses intérêts économiques.»

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