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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Il faut tourner sa langue… En ce début de 2013, Mohamed Chafik Mesbah, a, imprudemment, abandonné les longues analyses, vérifiées à la virgule. Il a opté pour la parole vivante. Il n’a pas de chance avec les comptes-rendus des journalistes. Ils ne comprennent pas qce u’il veut vraiment dire, ils ne sont  intéressés que par les phrases chocs de l’expert, dont la langue- contrairement à l'écrit bien calibré- peut être emporté par l’inspiration. Cela arrive à tout le monde, mais attention à ne pas franchir la ligne rouge lorsqu'on est expert de la chose militaire algérienne. Cela semble être déjà arrivé lors d’une de ses conférences, en mars dernier à Annaba, ce qui l’amènera à publier une clarification après un compte rendu jugé trop libre de Gaïdi dans El Watan. Il récidive ce matin en contestant le compte rendu de Lachichi dans liberté, sur des propos tenu lundi dernier au forum du journal.  Un conseil  : il faut exiger de relire les compte-rendus avant leur publication, ou revenir aux bons vieux articles. S. A.

 

Résumons, en substance, sa dernière mise au point :

1-non, je n’ai pas dit que le rôle du DRS est « résiduel ».

2-Non, je n’ai pas été « impertinent » au point de dire que les chefs de l’ANP sont des croulants risibles, d’ailleurs, « je voue affection et considération » au général-major Ben Ali,

3-non, je n’ai pas dit que Sellal est une créature de Saïd Bouteflika,

 

4-non, je n’ai pas dit que l’Algérie va à vaut l’eau car  « Comme le disait le président français François Hollande, “les institutions en Algérie sont solides” ».

5- par contre, je maintiens mes prévisions sismographiques.

 

Mohamed-Chafik Mesbah au Forum de “Liberté”

Clarifications

 

 

Après son passage lundi dernier au Forum de Liberté, et compte tenu de certaines réactions ou incompréhensions que les comptes rendus de presse ont suscitées, Mohamed-Chafik Mesbah nous a adressé le texte suivant afin d’apporter quelques clarifications, sans remettre en cause, toutefois, la fidélité de l’article de Liberté. Voici les clarifications de l’invité du forum.

Liberté, sous la plume de M. Mohamed-Cherif Lachichi, consacre, ce mardi 4 juin 2013, un compte rendu exhaustif à mon passage au forum organisé la veille par ce journal. Tout en étant fidèle aux propos tenus, le compte rendu comporte, néanmoins, des développements qui méritent clarifications.

La première clarification concerne le rôle actuel du DRS jugé, dans le compte rendu, comme un “rôle résiduel”. En réalité, c’est l’influence du DRS qui pourrait être, à la rigueur, qualifiée de “résiduelle” dans la mesure où, importante au niveau de la “sphère virtuelle”, elle est réduite pour ce qui concerne la “société réelle”. Pour preuve de l’importance persistante de cette institution, je rappelle que dans le tableau des paramètres objectifs présentés pour évaluer le profil des candidats, le poids du DRS a été jugé, suffisamment, important pour que lui soit attribué le coefficient le plus élevé, à savoir 2.

 

J’ai, effectivement, évoqué l’âge de certains officiers généraux toujours en activité. J’ai considéré, à cet égard, que cette présence ne constituait pas un obstacle insurmontable pour la poursuite du processus de rajeunissement de la chaîne de commandement militaire. Si j’ai indiqué que “la biologie ferait son œuvre”, je n’ai jamais fait état, par contre, “d’hilarité dans les chancelleries, à propos de l’âge des concernés”. Il n’est pas dans mon éducation de porter atteinte à la dignité de mes aînés au sein d’une corporation où j’ai passé l’essentiel de ma vie active. Pour l’exemple, je cite le général-major Ben Ali, commandant de la Ve Région militaire, combattant de l’ALN, respectable et respecté, pour qui je voue affection et considération. Comment pourrais-je me permettre l’impertinence de l’évoquer avec dérision ?

Lorsque j’ai évoqué la nécessité d’une transition pacifique, j’ai souligné que le président Abdelaziz Bouteflika — pour peu s’il soit resté encore en possession de ses moyens — aurait, probablement, favorisé la candidature à la magistrature suprême de M. Abdelaziz Belkhadem. Estimant, d’une part, qu’il serait en mesure de rassembler électorat du FLN et électorat du courant islamiste et qu’il pouvait garantir, d’autre part, l’immunité pour la famille du Président auquel il aura succédé. J’ai envisagé l’hypothèse que M. Saïd Bouteflika — moins politique que son frère — soit tenté de prospecter le scénario d’une candidature de l’actuel Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal. Cela ne participe, en aucune manière, d’un jugement de valeur sur le dernier cité.

Certains des membres de l’assistance au forum ont même cru comprendre que j’avais déclaré : “C’est M. Saïd Bouteflika qui a désigné M. Abdelmalek Sellal comme Premier ministre.” Il faut être, vraiment, stupide pour imaginer M. Saïd Bouteflika doté de ce pouvoir... Dans le même ordre d’idées, justement, de nombreux amis et relations m’ont fait la remarque que mes sentiments à l’égard de M. Saïd Bouteflika avaient, probablement, troublé ma lucidité. Pivot du “cercle présidentiel”, certes, M. Saïd Bouteflika constitue bien un obstacle pour le dénouement pacifique de la succession qui s’ouvre. Son frère aîné, désormais indisponible, sa capacité de nuisance a, grandement, faibli. Comme le disait le président français François Hollande, “les institutions en Algérie sont solides”. Comme lui, je veux évoquer, naturellement, l’armée et les services de renseignement. J’ajoute que le peuple algérien, lui-même, dispose de la maturité et de l’énergie nécessaires pour faire face à toute éventualité.

J’ai évoqué, enfin, les effets dévastateurs d’un séisme en rapport avec les infrastructures réalisées durant les mandatures du président Abdelaziz Bouteflika. La menace se rapporte aussi bien à la nature des assiettes d’implantation desdites infrastructures qu’aux caractéristiques techniques défectueuses des matériaux et modes de réalisation. Pour précision, j’ai donné pour échelle de référence, l’échelle 6,5 de Richter selon les indications de mon ami, l’éminent sismologue Chelghoum Abdelkrim. Est-il besoin, comme il me l’a souligné, de noter que la menace pèse aussi sur la Grande-Mosquée d’Alger en construction?



Mohamed-Chafik Mesbah, 6 juin 2013. Liberté.com

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