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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Des ouvriers en grève devant l'usine Michelin de Joué-les-Tours, le 10 juin.

DR-Des ouvriers en grève devant l'usine Michelin de Joué-les-Tours, le 10 juin. 

 

 

En France, les syndicats ne se laissent pas faire. A l’annonce du plan de Michelin visant à supprimer 700 des quelque 930 postes de son usine de Joué-lès-Tours (une fermeture de fait) les salariés ont exprimé leur révolte et leur colère dès lundi. La CGT a appelé à des arrêts de travail et à manifester le 19 juin à Clermont-Ferrand, siège de Michelin.

Cette, suppression de postes est inacceptable estime les élus du Front de gauche, "alors que le groupe a généré un résultat d'exploitation en hausse de 24,5 % en 2012". Ces élus de la région centre mettent en garde : « C'est le déclin de l’industrie, le choix de la finance contre l'industrie, le choix des rendements financiers contre la qualification et l'investissement productif qui sont les causes premières de la crise. Il devient urgent de faire voter au Parlement une loi contre les licenciements boursiers car il s’agit pour Michelin de privilégier la rentabilité au détriment de l’emploi et du développement industriel.

Dès le lendemain, alors que les protestations commençaient à enfler, Michelin met un contrefeu face au danger d’une nouvelle « affaire Michelin ». "Il n'y a pas de sujet de fermeture d'usines aujourd'hui c'est clair, je n'ai pas l'habitude de la langue de bois", a répondu le PDG du groupe, Jean-Dominique Senard, ce matin sur Europe 1, à une question sur une éventuelle prochaine fermeture d'usine.

 

 

Post scriptum

 

 

Michelin est ultra prospère

 

Michelin affiche une très bonne santé financière. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 21,5 milliards d'euros l'an dernier, d'après un communiqué publié ce mardi. Il annonce un résultat opérationnel avant non récurrents (le résultat opérationel avant de payer des charges exceptionnelles) de 2.423 millions d'euros, en hausse de 25%, malgré un marché peu porteur. Le bénéfice net est en progression de 7,4% à 1,5 milliard d'euros. L'entreprise de pneumatiques dispose d'un flux de trésorerie (cash flow libre) supérieur à 1 milliard d'euros, 1075 millions exactement. C'est bien plus qu'attendu.

 

La marge opérationnelle a grimpé encore de deux points en un an à 11,3%. Une belle valeur qui se compare à celle... de BMW. L'entreprise s'est même payé le luxe d'afficher l'an passé un endettement à son "plus bas niveau historique", selon Jean-Dominique Senard, patron de la firme. Le ratio endettement net sur fonds propres atteignait à peine 12% à fin 2012. Le "cash flow libre" (flux de trésorerie) était supérieur à un milliard d'euros. Pas mal pour une période de crise, alors que PSA affiche dans le même temps des pertes historiques. De quoi investir entre 1,8 et 2,2 milliards par an d'ici à 2015, comme le manufacturier clermontois l'a annoncé.

 

Source : La Tribune.fr

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