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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

HOMMAGE

 

 

Par M’hamed Rebah

 

 

Notre pays possède de fortes potentialités en écotourisme et tourisme de montagne qui demandent à être exploitées et mises en valeur. C’est ce qu’avait compris, il y a bien longtemps, notre ami M’hand Kasmi - qui vient de nous quitter et auquel nous rendons hommage – un pur écologiste qui a été à l’origine d’un projet exemplaire en matière d’écotourisme qu’il a contribué à développer à Toudja.

 

madame DJAMILA BOUHIRED A TOUDJA

DR-Djamila Bouhired à Toudja

 

 

 

 

 

C’était en mars 2010, l’inauguration du musée de l’Eau qui donnait à Toudja, comme l’avaient noté les journalistes, le statut de centre écologique par excellence. M’hand Kasmi, lui-même originaire de Toudja, spécialiste du développement durable, grand connaisseur des problèmes des collectivités locales, partisan convaincu de la démocratie participative et, à ce titre, naturellement, incompris des ignares, donnait, à cette occasion, sur place, une conférence sur la façon dont l’idée du musée de l’Eau a mûri et s’est finalement concrétisée.

 

Toudja venait d’échapper, grâce à ses enfants et à la mobilisation des écologistes, à la catastrophe que lui promettait Lafarge, ou Orascom, on ne sait plus, qui allait investir 250 millions de dollars sur un projet d’implantation d’une cimenterie à cet endroit mythique.

 

C’était, dit-on, un projet d’envergure : 4 000 emplois, dont un bon millier d’ingénieurs et techniciens ; dans un premier temps 1,6 million de tonnes de ciment, puis, progressivement, 3,6 millions de tonnes. Si personne n’avait levé la voix pour s’opposer fermement à cette aventure, Toudja vivrait aujourd’hui le calvaire des poussières de ciment et du bruit de la noria incessante des camions qui le chargent. Heureusement, le projet a fini par tomber à l’eau. On peut maintenant parler de la région de Toudja en évoquant ses atouts naturels, son patrimoine archéologique, social et culturel qui s’intègrent parfaitement dans ce projet sur l’eau initié par M’hand Kasmi. Toudja peut accueillir tous les rêves d’écotourisme, y compris celui qui a eu l’assentiment officiel et qui consiste à remettre au goût du jour «la route de l’eau», datant de l’époque romaine, avec son monumental aqueduc, ses viaducs et ses équipements hors normes.

 

Les responsables parlent d’«injecter sur le parcours de l’eau, redessiné en forme de boucle de quelque 70 km, des éco gîtes, des espèces de relais verts, et l’aménagement de quelques espaces de repos et de détente». Tout récemment, la presse rendait compte des perspectives qui s’offrent au mouvement associatif local autour du musée de l’Eau de Toudja. Tout cela, loin des batailles d’arrière-garde que mènent conjointement les responsables du tourisme et de l’environnement qui viennent, visiblement, de saisir que sans une politique environnementale efficace, il n’y a pas de tourisme possible.

 

Ils constatent que la dégradation de l’environnement ne s’arrête pas aux limites des sites touristiques, au contraire, c’est dans ces lieux qu’elle choque le plus. Il n’y a pas de culture environnementale malgré les campagnes de sensibilisation qui n’ont jamais cessé. Mais ce constat d’échec ne les empêche pas d’annoncer une nouvelle action commune entre les secteurs du tourisme et de l’environnement, dont on ne connaît pas encore les contours, et dont l’objectif serait, encore une fois, la sensibilisation.

 

Tout le monde a compris que, sans la propreté et le civisme qui garantissent l’hygiène et la tranquillité aux touristes, personne ne voudra passer ses vacances dans notre pays. Il faut prendre exemple sur Toudja.

 

 

 

Source: reporters-dz

 

 

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