Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon se dit "bouleversé" par les informations rapportant un massacre en Syrie à Daraya, près de Damas, et estime nécessaire "d’enquêter immédiatement et de manière impartiale", a déclaré lundi son porte-parole.

"Le secrétaire général est bouleversé par ces informations et condamne fermement ce crime brutal et épouvantable", a ajouté Martin Nesirky.

Se référant aux informations sur la mort de "centaines de civils" à Daraya, le porte-parole a estimé "qu’il faut enquêter immédiatement, d’une manière indépendante et impartiale". "Nous souhaitons que ce soit le cas aussitôt que possible", a-t-il ajouté.

Il a souligné "qu’il y a un manque de protection des civils en Syrie et un besoin urgent d’empêcher de nouveaux morts". "Quand des atrocités sont commises, quiconque est responsable doit être sanctionné", a ajouté M. Nesirky.

Les rebelles ont annoncé dimanche la découverte de plus de 300 corps à Daraya, près de Damas, à la suite de plusieurs jours d’offensive de l’armée

 

Source APS, 28 août 2012

 

 

Ban Ki-moon a raison d’enquêter sur cette annonce spectaculaire, qui survient au moment où son organisation travaille sur un compromis de la dernière chance en Syrie. Le syndrôme de Timisoara marque la réaction des gens sensés à l’égard des annonces fortement médiatisées de massacres en temps de crise.

 On se rappelle en effet ces images insoutenables de cadavres découvert dans cette ville frontalière de Roumanie, diffusées en boucle par les télés en 1986. Ces images de victimes supposées de la Securitate ont, selon les historiens, joué un rôle déclenchant décisif dans la chute du régime de Ceausescu.

 Tout le monde sait aujourd’hui que ces images avaient été confectionnées par des services secrets, en maquillant des dizaines de cadavres de morts ordinaires récupérés dans des morgues.

 Les services secrets ont pour règle de toujours utiliser les astuces qui ont marché, la prudence reste donc de mise, à l’égard des informations et des images chocs sur la Syrie.

 

S. A.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article