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Publié par Saoudi Abdelaziz

DR

 

L'Association marocaine des droits de l'Homme dénonce "une nette régression" des droits de l'Homme en 2012. Elle évoque notamment  le recours inquiétant à la torture et à des procès politiques quasi arbitraires. 

 

A Rabat, la plus importante ONG de défense des droits de l'Homme au Maroc (AMDH) accuse les forces de sécurité de recourir à "la répression, la provocation et au harcèlement" de militants, dans un rapport de 200 pages pour l'année 2012. 

 

A partir des atteintes constatées en 2012 et durant la première moitié de 2013, le rapport annuel estime que "la violation la plus grave concerne les détenus et consiste à les poursuivre pour des charges de droit commun dans le but de cacher la nature politique des procès". 

 

Le rapport de l'AMDH critique en outre "les irrégularités qui ont entaché" plusieurs procès dont ceux de militants sahraouis, de présumés djihadistes et de militants du 20-Février, un mouvement de contestation lancé début 2011. L'association condamne aussi l'interdiction, illégale, d'associations et de partis politiques sans oublier la répression des manifestations pacifiques.

 

 

La torture: une pratique courante et impunie

 

"Les auteurs d'actes de tortures ne sont pas tenus responsables", de même pour ceux qui s'en prennent violemment à des rassemblements pacifiques. 

 

Evoquant une situation carcérale "catastrophique", l'AMDH fait état d'une surpopulation atteignant plus de 160% et de cas de "torture physique et psychologique". 

 

Quant au droit des femmes, il n'aurait pas connu "de progrès significatif par rapport à l'année précédente". Pour la seule année 2012, on compte près de 41 000 mariages de mineures. 

 

La liberté de la presse malmenée

 

Dans le monde de la presse, l'AMDH note de plus en plus de "cas de violence, des poursuite, des interrogatoires et des retrait d'accréditation" de journalistes. En dépit de son inscription dans la Constitution récemment modifiée, la langue amazighe (berbère) est toujours interdite au Parlement et certains prénoms amazigh restent prohibés. 

 

Un manque de transparence des forces de sécurité

L'AMDH souligne par ailleurs que "la vérité n'a pas été faite" sur le décès de cinq militants du 20-Février morts en 2011 dans l'incendie d'une agence bancaire. Leurs familles et plusieurs ONG ont réclamé de pouvoir consulter les enregistrements vidéo de la banque, en vain. 

Enfin, l'ONG marocaine déplore la condamnation de six personnes à la peine capitale en 2012.

 

 

Source: L'Express.fr

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