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Publié par Saoudi Abdelaziz

Sur une population de 34 millions d’habitants, la Banque mondiale indique que 30% des 11 millions de jeunes marocains âgés de 15 à 29 ans sont au chômage. Les femmes sont les plus fortement impactées par le chômage avec un niveau qui culmine à 50% pour celles ayant le niveau « lycée ».

 

« Les jeunes au Maroc sont pleins d'idées et tiennent à contribuer au développement de la société » a plaidé Gloria La Cava responsable de la supervision de la rédaction du rapport «Promouvoir les opportunités et la participation des jeunes au Maroc ».

 

Les jeunes « exclus des opportunités, n'ont pas bénéficié d'une décennie de croissance économique et n'ont qu'une voix très limitée dans le processus de prise de décisions. »

 

Madame La Cava regrette que les programmes « actuels de lutte contre le chômage des jeunes se caractérisent par des dysfonctionnements (...) sachant que la majorité de ces programmes concernent les diplômés de l'enseignement supérieur qui représentent 5% des jeunes chômeurs laissant donc le reste pratiquement sans aucun programme de lutte contre le chômage. »

 

Les rédacteurs du rapport insistent sur la nécessaire implication des jeunes à la résolution de leurs problèmes « les jeunes eux-mêmes doivent faire partie de la solution en tant que participants actifs dans la conception et l'évaluation des programmes destinés à répondre à leurs besoins. »

 

Autre constatation en lien avec le taux de chômage, 33% des jeunes marocains interrogés souhaitent quitter le Maroc car ne voyant pas de perspectives pour eux à court terme. Déjà 6 millions de marocains vivent à l’étranger et transfèrent chaque année au Maroc environ 6 à 7 milliards $.

 

L’enquête révèle que « les femmes indiquent être réticentes par rapport au travail compte tenu de normes sociales ou de l’attitude des proches. Quelques 30,6% de jeunes femmes indiquent qu‘elles sont peu disposées à travailler ou qu‘elles ne le peuvent pas parce que leurs maris ne les y autorisent pas. Quelques 23,2% signalent une interdiction similaire de la part de leurs parents. D‘autres (22,9%) avouent être trop occupées par les travaux ménagers pour travailler. »

 

Les auteurs mettent en garde sur les risques d’un fort taux de chômage des jeunes associés à un manque d‘activité qui peut « créer un sens d‘oisiveté chez les jeunes lequel peut, à son tour, les encourager à s‘adonner à des comportements à risque. »

 

Agence Ecofin, 16 mai 2012. Texte intégral : Agenceecofin.com

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