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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

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Fin février, Laurent Bigot sous-directeur au Quai d’Orsay en charge du Mali a été brutalement limogé par Laurent fabius. Supprimée récemment de plusieurs sites Internet mais toujours visible sur YouTube, une vidéo tournée en juillet 2012 montre le diplomate Laurent Bigot, à l'époque responsable de l'Afrique de l'Ouest, tenant des propos plutôt décapants sur le Mali.

 

Filmé lors d'une conférence à l'Institut français des relations internationales (Ifri), ce très bon connaisseur du terrain met les pieds dans le plat en dénonçant notamment «une corruption gangrenant depuis de longues années toutes les sphères jusqu'au plus haut niveau». Il évoque aussi «une démocratie de façade» et souligne que, si «l'État malien s'est effondré sur lui-même», les déterminants de la crise, eux, demeurent, qu’on ne regardait  pas ».

 

Des propos tenus «à titre personnel», mais qui n'en reviennent pas moins à contester la politique menée depuis des années vis-à-vis du Sahel. Car pour Bigot, le problème ne se limite pas au «cas emblématique» du Mali. Le Burkina-Faso, dit-il, «est le prochain sur la liste à risquer de s'effondrer». Autant de déclarations qui, on s'en doute, ont suscité de fortes irritations à Bamako, à Ouagadougou et dans plusieurs capitales de la région. «Laurent Bigot était devenu gênant», commente un chercheur spécialisé sur l'Afrique.

 

Cette vidéo est l'un des éléments à charge retenus par Laurent Fabius contre Laurent Bigot pour précipiter son limogeage. Sollicité par Le Figaro, l'ex-sous-directeur d'Afrique occidentale a déploré avoir été «débarqué brutalement» mais n'a pas souhaité s'exprimer. Au Quai d'Orsay, on ne réagit pas officiellement même si, dans l'entourage du ministre, on souligne que «le débat est sain, mais franchir la ligne rouge de la déloyauté lorsque les décisions sont prises est inacceptable». Avant le déclenchement de l'opération «Serval», Laurent Bigot s'était montré sceptique sur une approche purement militaire de la crise au Sahel.

 

Source : Figaro.fr

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